Quand j’étais petite. Vraiment petite. Je devais avoir onze ans. J’ai passé cinq semaines en Équateur chez une amie de ma mère. Pendant ces cinq semaines je l’ai vue mettre de côté tout un petit bazar qui m’avait fait penser qu’elle était vraiment bizarre.

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Je ne vais pas vous faire l’affront de vous parler des endroits blindés parce qu’ils sont à la mode, ou parce qu’il est de bon ton de s’y montrer, ou parce qu’ils ont déjà eu des articles (les mêmes depuis 2007). Aujourd’hui je vous embarque dans des endroits découverts par hasard, des endroits où on n’est pas obligé de négocier pour avoir une table, où on ne nous demande pas non plus de revenir déjeuner à 16h30, « parce que là, c’est full », des endroits où la gentillesse est de mise. Parce que tout de même, avec la gentillesse, c’est mieux.

Ce matin là, nous avons pris la route en direction du Guipuzcoa, une province autonome basque, à 25 km à l’ouest de Donostia (San Sebastian), de bonne heure avec l’idée de découvrir Getaria (prononcez Guétaria). C’est l’avantage d’habiter ici, faire des sauts de puce pour changer d’air et s’immerger dans de nouveaux paysages. Encore une fois, nous n’avons pas été en reste.

Ça faisait un an qu’on disait que tout de même, il faudrait bien se tenter l’ascencion de la Rhune par le petit train. Mais vous comprenez, l’idée de faire la queue, l’idée de cohue, de mauvais temps une fois arrivés là haut, tout ça tout ça, ça nous refroidissait toujours un peu. Et puis, un matin, ça nous a pris comme ça. Hop! Et si on allait prendre le petit train de la Rhune?