Il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas emmenés avec moi, dans les méandres de ma kindle. Comme je le disais la dernière fois que je suis venue vous en parler je ne sais toujours pas comment parler des livres qui m’ont déçus : c’est un exercice assez difficile, parce que derrière un texte, il y a un homme ou une femme, des heures de travail (le plus souvent), des ratures, des doutes, de la peur, de l’espoir et un peu de magie aussi et la critique, aussi bien construite soit-elle, peut-être lapidaire. Et je sais de quoi je parle. Un mot de travers et tout s’effondre, le fragile édifice que l’on s’est construit se trouve détruit.

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À plusieurs reprises ce week-end, on m’a fait remarquer qu’il y avait longtemps que je n’avais pas partagé mes lectures.

« Mais tu lis plus? », « t’as pensé quoi de ce bouquin? », « t’as rien à me conseiller? » J’ai répondu qu’en ce moment c’était pas la grande joie lecturale.

Dans cet article je voulais vous parler de Véronique Olmi et Bakhita, petite fille au destin hors norme. Je me disais que ce livre devait absolument se trouver sous votre arbre au matin du 25 décembre.

Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l’âge de 7 ans. Vouloir être heureuse au Darfour en 1865 est un doux rêve qu’elle ne fera pas. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d’Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir sœur.

Avant même que le livre paraisse, je savais qu’il existait parce que, Sophie et moi, nous avions entamé la même histoire sensiblement au même moment. De temps en temps j’allais jeter un oeil sur son Instagram pour voir où elle en était. Pour moi c’était une rechute, pour elle c’était une nouveauté. Pourtant, je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse écrire sur le sujet. Depuis le jour de sa parution il y a dans ma Kindle « une apparition » de Sophie FONTANEL.