Avant de le connaitre j’imaginais tout ce que je ne lui dirai pas. J’en avais fait une liste, sur l’autre blog, celui sur lequel vous allez sans rien déranger, sans rien toucher pour ne pas enlever la poussière qui s’entasse sur les meubles, mais où je vous aperçois de temps en temps, quand je regarde à travers les carreaux, il y avait alors tout un tas de phrases que je jurais mordicus, la main sur le coeur, pfffrrt (là, je viens de cracher au sol) que jamais, jamais, jamais je ne lui dirai.

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En ce moment, on me réclame des textes sur la parentalité adoptive. Je cherche, je me cogne aux murs, je trébuche parce que, comme je le dis souvent, la vie, ici, a repris ses droits. Alors, s’il s’agit de trébucher autant le faire avec ce texte que j’aime vraiment beaucoup qui est le prologue de « Vent fort, mère agitée », mon premier livre. Rien de mieux que de penser à lui aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui. Enfin, ceci est une autre histoire que je reviendrais vous raconter.

Le jour de ta naissance, je ne sais pas ni où j’étais, ni avec qui. Peut-être que je marchais dans les champs, le nez au vent. Peut-être que je travaillais, que j’avais le nez dans les papiers. Peut-être que c’était un dimanche. Peut-être que c’était en mars ou en décembre. Peut-être que c’était en septembre. Le 29.

Voilà. On va dire que c’était le 29 septembre.

Il y avait super longtemps que je n’étais pas venue vous raconter des trucs de la plus haute importance et que vous mourrez d’envie de savoir. Ne rougissez pas, la curiosité est un bien joli défaut et comme je le dis souvent à Mister T « tu n’es pas curieux, tu veux savoir ». Donc voici un petit vendredi confession qui tombait un jeudi et qui parlait de livres, d’adoption et de recettes.