5 raisons d’aller à Getaria

Ce matin là, nous avons pris la route en direction du Guipuzcoa, une province autonome basque, à 25 km à l’ouest de Donostia (San Sebastian), de bonne heure avec l’idée de découvrir Getaria (prononcez Guétaria). C’est l’avantage d’habiter ici, faire des sauts de puce pour changer d’air et s’immerger dans de nouveaux paysages. Encore une fois, nous n’avons pas été en reste.

1 Les paysages

Txakoli

Ce petit village de pêcheur de la côte de Biscaye,  bénéficie de vues splendides : un centre-ville médiéval, une petite montagne sur un îlot, un port de pêche, deux plages (Gaztetape and Malkorbe), l’océan Atlantique et les collines verdoyantes parsemées de vignobles du fameux vin Getariako Txakoli.

2. Les pintxos

getaria

Quand nous sommes arrivés à Getaria il était treize heures et pour les estomacs de la famille, encore réfractaires à « l’heure espagnole », c’est l’heure du repas. Nous avons donc emprunté la rue principale en pente, et nous sommes assez rapidement arrêtés pour déjeuner de pintxos. Nous mesurons notre chance d’avoir trouvé une table (pour quatre avec impossibilité de rajouter deux chaises alors que nous étions six). C’était festif, bruyant, délicieux, les espagnols avaient les yeux rivés à l’écran de télévision qui déversait des images d’un championnat de force basque. Chaque fin de tournoi était acclamée avec force cris et  arrosé d’un nouveau verre. Les pintxos, un peu différents de ceux de San Sé ou Hondarribia, un peu plus simples, font plus « cuisine de famille. »

3. Le port

prot getaria

Telle était notre véritable destination: une histoire de place au port. C’est un port relativement récent qui allie navigation de plaisance et navigation de pêche.  Nous avons donc descendu la rue principale pour y accéder, ainsi qu’aux nombreux restaurants qui jouissent d’une vue exceptionnelle. Je ne vais pas vous faire l’affront de vous dire auquel vous attabler, certaine que vous en trouverez sans nul doute un  (nous sommes restés sur les Pintxos). À l’extrémité du port commence le mont San Anton ou Raton de Getaria, appelé ainsi à cause de sa forme qui rappelle celle d’une souris, puis le phare depuis lequel on pouvait observer les baleines, Getaria étant un ancien village baleinier.

4. Museo Cristobal Balenciaga

Le musée Cristobal Balenciaga est accolé au Palais Aldamar où sa mère, couturière, travaillait pour la Marquise de Casa Torre. Il s’agit d’un bâtiment résolument contemporain, aux lignes acérées et pas tout à fait aux normes en vigueur (avec un enfant malvoyant). Un film de 23 minutes relate la vie de Cristobal Balenciaga né à Getaria en 1895, grand innovateur dans le monde de la mode, très respecté il marqua le milieu avec des techniques et des créations empreintes de perfectionnisme.La collection des robes de Rachel L. Mellon est juste incroyable.

 

 

 

5. La longue promenade qui relie Zarautz à Getaria

promenade zarautz getaria

Les deux villages, Zarautz et Getaria, sont reliés par une longue promenade côtière que des habitants de tous âges parcourent chacun à leur rythme pour profiter de l’air marin de la mer cantabrique. Mention spéciale au papi et à la mamie qui couraient à petits pas tout en se donnant la main. Nous l’avons parcourue nous aussi. En voiture, mais fenêtres ouvertes (pour l’air marin de la mer cantabrique).

Aller à Getaria c’est l’occasion d’une jolie balade à une heure de Bayonne (en pleine saison).

 

 

 

 

Carte postale : le train de la Rhune

Quand on arrive à Sare, à environ 10 kilomètres de Saint-Jean-De-Luz, il y a d’abord la longue file colorée et bruyante des visiteurs devant le guichet. , Étrangement elle se résorbe vite, et nous voilà installés sur les bancs en bois verni du train de la Rhune. Des rideaux rayés rouges et blancs obturent les ouvertures en cas de pluie et c’est parti pour un voyage de 35 minutes à la vitesse spectaculaire de 9km heure.

Le voyage laisse le temps d’admirer les paysages grandioses qui s’offrent à nous : les montagnes qui se découpent sur le ciel moutonneux, les forêts dont les différents verts se répondent, les bruyères qui ponctuent les parois rocheuses, les moutons disséminés à flanc de montagne et déposés sur des pierres plates à coups de pinceaux.

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35 minutes de voyage, ça laisse aussi le temps de rêvasser en passant près d’une clairière où quelques mages et sorcières auraient été du meilleur effet, mais surtout, ça laisse le temps d’entrer dans la vie de ses voisins de banc. Il y a eu ces deux jeunes femmes avec chacune un enfant, qui les mitraillaient avec leur téléphone portable, papotant de ce qu’elles avaient fait la veille et ce qu’elles allaient faire le lendemain. Il y a eu cette famille avec ses deux filles, la plus âgée qui souriait devant l’appareil photo alors que la plus jeune tournait ostensiblement la tête à la moindre sollicitation paternelle. Ou bien, lors de la descente, ce couple avec une petite fille de cinq ans environ (j’adore décider de l’âge des enfants) qui lui parlaient en espagnol mais parlaient français ensemble. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher d’en chercher le pourquoi. Étaient-ils les grands-parents de la petite? Force a été de constater que la femme savait lire dans mes pensées parce que sitôt que j’ai eu pensé ça, elle n’a pas arrêté de lui dire de faire un sourire à maman, donner la main à maman, aller sur les genoux de papa. Ok message entendu. Alors, parce que les histoires, c’est moi qui les invente, je me suis dit qu’ils avaient adopté la petite fille en Espagne et qu’ils voulaient qu’elle conserve l’usage de sa langue. Mais ça ne collait pas. J’ai pensé que ce devait être des expatriés en  Espagne, où l’enfant était scolarisée et pour plus de commodités ils lui parlaient en espagnol. Bon, moi j’aurais fait l’inverse, mais chacun fait comme il veut. Alors, j’ai tourné la tête et vu ce petit garçon tout seul avec son père qui avait bien du mal à garder les yeux ouverts. Je me suis demandé ce qu’on pouvait faire, là-haut avec un petit bonhomme de deux ans et j’ai fermé les yeux ; j’en avais assez d’imaginer des trucs.

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Les infos pratiques :

Ne cherchez pas le parking, de toute manière il sera plein. Garez-vous le long de la route. Vous ne serez pas les seuls.

Tarifs : 18,5€/ adulte, 11€/enfant, 8€ pour les détenteurs de la carte d’invalidité orange.

Le sommet culmine à 905 mètres d’altitude; les conditions climatiques y sont souvent différentes de celles de la Côte Basque : penser à prendre de quoi vous protéger du froid, de la pluie ou du vent.

Les balades
Il est possible de faire de nombreuses balades à pieds à partir du sommet (voir carte IGN N° 1245 OT-TOP 25). Le sentier de la Rhune, balisé en jaune (itinéraire difficile) vous permet de redescendre à pieds jusqu’à la gare du Col de Saint-Ignace. Il faut environ 2h30 de marche pour la montée et 2h pour la descente. Il y a tout de même 736 mètres de dénivelé ! Le sentier est en plein soleil et non abrité, le terrain est glissant en cas de pluie. Il faut donc être bien chaussé. Bon, nous, on est flemmards, on a fait l’aller-retour en train.
Au sommet, nous avons pique-niqué, les yeux dans le paysage (et les fesses au milieu des crottes de moutons, ce que nous n’aurions pas fait s’il s’était agi de crottes de chiens. Vous noterez ici, l’injustice de la forme des cacas).

C’était un chouette moment, que nous referons, puisqu’il manquait une partie des combattants.

Le jardin botanique de Bayonne

Quand j’ai créé ce blog, j’avais dans l’idée de vous faire découvrir la région au travers de cartes postales. Et puis, vous savez ce que c’est, la vie qui file, la flemme, le temps qu’on garde jalousement pour nous, l’impression que tout ça ne vous intéressera pas, ceci, cela, bref, à part lors de notre périple à Fontarrabie, ou nos visites guidées en ville, je ne suis pas certaine d’avoir tenu mes engagements. Pourtant nous avons trainé nos converses de bayonnais tout neufs en de nombreux endroits mais. Voilà, je suis redevenue cette fille qui dit mais.

Dimanche, ce fut différent. Point de mais en vue et dès neuf heures et demi nous sommes partis visiter le jardin botanique de Bayonne. Ceci ayant un rapport avec un prochain article (suspens inside)

Ce jardin se situe en plein cœur du secteur sauvegardé entre la cathédrale Sainte Marie et les remparts de Bayonne. Il occupe la surface d’un bastion des fortifications de Vauban, tel un jardin suspendu séparé de la cité par des remparts de 7m de haut, un havre de paix au centre ville. L’ancienne bâtisse qu’il occupe, dominant le monument aux morts,  servait d’abri pour les vaches qui paissaient dans les douves.

A la fin des années 80, le service des Espaces Verts décide de transformer ce lieu envahit par les ronces, en jardin. Des cheminements sont créés avec des matériaux de récupération (pavés, traverses de chemin de fer, dallage). Le jardin dessiné en terrasses transporte le visiteur de pays en pays, par des variétés telles que l’albizzia, l’agapanthe, le cyccas (fougère préhistorique) ou les sauges du Mexique. La collection de vivaces a été plantée et partout, jaillissent des fleurs, associées non par famille, comme dans tout jardin botanique traditionnel, mais par couleurs ou par senteurs.

Le jardin est dessiné sur un mode japonisant avec petite pièce d’eau, pont (rouge), passerelle et cascade. Les plantes sont essentiellement des vivaces choisies pour leur beauté (pivoine), leur curiosité (dracunculus) ou leur nouveauté (pachystergia). L’étroitesse du lieu fait qu’aucune place n’a été perdue ou vaguement remplie. Tout est parfaitement agencé. Nous avons admiré les carpes Koi, dans le bassin sous le petit pont rouge ainsi qu’une tortue  timide.

Cette visite a été l’occasion pour Mister T de nous expliquer sa visite dans les serres municipales avec sa classe. Nous savons tout maintenant de la pollinisation, du rôle des abeilles et du rythme de croissance des plantes.

À seulement quelques mètres de la maison, je ne sais pas comment nous avons fait pour échapper à la beauté du lieu, sa tranquillité et son silence, jusque là. Gageons que dorénavant, nous y retournerons souvent.

Toutes les photos, sauf les carpes (qu’il ne voyait pas) ont été prises par Mister T avec mon Iphone, c’est d’ailleurs mon Iphone, qui n’est pas un champion de netteté et absolument pas les yeux de Mister T. qui agrandit toutes les scènes pour mieux les voir.

Jardin botanique de Bayonne Allée des Tarides 64100, ouvert de mai à octobre.

« Non, mais quand je vous prends en photo il faut faire comme si j’étais pas là. Non pas comme ça, papa. Bon bé, tant pis, je sais pas si elle sera jolie cette photo ».

{Le linge basque}

Tout le monde connait le linge basque : une toile en lin épaisse décorée de sept bandes colorées. Sept bandes pour les sept provinces basques : le Labourd, la Basse-Navarre, la Soule (provinces françaises) et l’Avala, la Navarre, la Biscaye, Guipuzcoa (côté espagnol). A l’origine la toile était utilisée pour protéger les bêtes agricoles contre la chaleur et les parasites.

Le lin a toujours été présents dans les paysages basques leur donnant une touche de violet sur un puissant vert foncé. Le lin  était un tissu sain, dont le rugueux de sa toile nettoyait la peau des bêtes des impuretés accumulées pendant leur journée de labeur.

Les couleurs présentes sur le linge permettait de marquer l’appartenance à un corps de métier : le bleu pour les pêcheurs, le vert pour les agriculteurs, le rouge pour les éleveurs.

Les créateurs de linge basque sont nombreux et il est parfois difficile de faire son choix :

Jean Vier  se distingue par la sobriété des couleurs. La marque dont les collections sont dessinées à Saint Pée sur Nivelle fait revivre, saison après saison l’âme du linge basque. On est ici sur des coloris somme toute assez classiques. Linge de maison et d’office, bagagerie et linge de bain. J’ai acheté mes grandes nappes chez Jean Vier à Bayonne, ainsi qu’une série de linge d’office aux couleurs de Bayonne. (La grise, sur la photo, la beige en bas et la beige et rouge)

Artiga : chamboule davantage les codes du linge basque sans en perdre les attributs que sont sa robustesse et son identité. C’est aussi un univers fait de rayures et de couleurs, pour une large gamme de produits  « malins » pour tous les jours. Linge de maison, sacs, pochettes, parapluie, table, déco, espadrilles et accessoires….

Tissage de Luz : Autre créateur de linge aux sept rayures, coloré et gai situé à Espelette.

1910 Lartigue : La visite de l’atelier s’impose à Ascain ou Bidos pour trouver les produits liés aux arts de la table.

Helena : Pour ce qui est du linge de bain, une amie m’avait offert il y a 22 ans une série de serviettes de bains de la marque, serviettes que j’ai toujours ! (Série rouge). Elles n’ont pas bougé, pas un fil n’est tiré, les couleurs sont toujours parfaites. Je recommande.

 

{Et le jambon ?}

Pendant une trentaine d’années, quand je disais où j’habitais, on me répondait « Ah, oui, comme les pruneaux! ».

Depuis quelques mois, quand je dis où j’habite , on me répond « Ah, oui, comme le jambon ».

Je crois que les gens connaissent les villes par les mets/aliments/nourriture dont elles sont l’emblème. Il y a donc les Cannelés de Bordeaux, les Muxus de Saint Jean de Luz, les Calissons d’Aix en Provence, les Madeleines de Dax, les Bêtises de Cambrai, la Tomate de Marmande, le Citron de Menton. Et vous devez en connaitre bien d’autres.

Hier a débuté la  foire au jambon. Elle date de 1492 et en est donc à sa 555ème édition. C’est une vieille dame honorable que la Foire au Jambon.

Le jambon est donc à l’honneur sur les deux rives de la Nive. Ferme les yeux, je t’embarque dans un avant goût de fête.

Regarde, là, les messieurs vêtus d’une longue toge en velours rouge avec un col vert vif et dont l’épaule est recouverte d’insignes et de pins. Ce sont les messieurs de la Confrérie du Jambon. Ils sont chargés d’élire le Meilleur Jambon. Ils sont la caution de la foire.  Regarde les, ils partent défiler dans toute la ville.

Regarde, là c’est Pottoka et ses amis. Pottoka c’est la mascotte de l’Aviron Bayonnais. Il est rigolo non? Il tire son nom des poneys traditionnels basques qu’on appelle Pottok. Ariane qui a été la photographe officielle des journées du handicap mercredi l’a pris sous toutes ses coutures. Il faut dire que Pottoka est un cabottin. On continue ? Ecoute la musique sur le Carreau des Halles. Un cours de Zumba ou tu préfères regarder les danseurs de Mutxiko ? Moi aussi, cette année c’est sûr, je vais m’essayer à cette danse traditionnelle qui se danse en cercle. J’en ai toujours eu envie. Si tu veux, on peut suivre aussi les musiciens et les fanfares qui se baladent et font le tour de la ville?

L’année dernière je pensais que nous ne pourrions jamais assister à la Finale de l’Open de Pelote, et bien cette année, nous y sommes invités.  Mister T saute de joie, tant il adore la pelote. Je ne comprends pas cet enfant qui n’aime que les sports qui le mettent en danger (golf, tir à l’arc, pelote).

On pourra aller prendre un cours de cuisine ou regarder les concurrents du concours d’omelette au jambon, on pourra se régaler au Village des charcutiers en grignotant avec les doigts des casse croutes à tomber. Avec nos loulous, on ira visiter la Ferme qui y est adossée  où cochons, lapins, poules et ânes feront le bonheur des enfants.

Alors, ça te tente ?

Et la photo ? Et bien il y a du jambon!

{En vrac et pas dans l’ordre # 5}

Un en vrac et pas dans l’ordre. le cinquième. Je crois, à moins que ce ne soit le quatrième. Bref. Un en vrac parce que cette semaine, l’inspiration est ailleurs et elle s’y trouve fort bien. Alors on va l’y laisser.

Donc nous allons parler de choses de la plus haute importance. Je vous laisse seuls juges.

  1. Les aisselles de Wonder Woman. Sujet de la plus haute importance que la netteté des aisselles de Wonder Woman qui comme tout le monde le sait, ayant grandi loin de toute civilisation, devrait avoir des poils sous les bras.
  2. J’ai été invitée sur une page facebook d’un groupe fermé. Là bas, on s’interpelle « bonjour belles âmes », « salut les magnifiques », « Holà les bienveillantes » je trouve que ça en fait des caisses, du coup j’ai un peu peur. Mais, où suis-je tombée ?
  3. ChériChéri et moi avons animé une conférence et ça m’a fait tout drôle. J’ai tout retrouvé. Peut-être qu’au fond, tout au fond, ça me manquait ?
  4. Mister T a ENFIN perdu ses dents de lait. A neuf ans et demi il était temps. Les deux du haut pratiquement en même temps. Du coup il a l’air d’un vampire.
  5. Hier soir j’ai regardé Quotidien avec Yann Barthès sur TMC (je crois) la première partie sur le racisme ordinaire que subissent les « asiatiques de France ». Leur but c’est d’investir davantage l’espace public : « Je ne suis pas discret, je ne suis pas mangeur de chien, je ne suis pas tching tchong, niakoué ou Bruce Lee », dit Hélène Lam Trong la réalisatrice. J’avais écrit un post sur le sujet sur un autre blog. Je vais essayer de le retrouver pour le mettre ici. Je suis bien consciente que d’autres enfants entendent d’autres mots, pas plus glorieux, moins agréables peut-être, que certains d’entre eux sont plus ou moins bien armés que d’autres pour les entendre ou les comprendre.
  6. Mister T a découvert la pelote basque. A la rentrée j’avais dit à son maître, « Mister T ne pourra pas faire de pelote vous savez ». Mais ici la pelote c’est le hand ball ou le basket ailleurs, un sport obligatoire. Le mercredi, ils partent au trinquet et font de la pelote à main nue.Comme son nom l’indique, cette spécialité ne fait appel à aucun instrument puisque les joueurs renvoient la balle uniquement à l’aide de leurs mains nues. Je vous laisse imaginer comment est la main l’après-midi. Le maître est convaincu qu’un enfant qui fait de la pelote écrit mieux (calligraphie + orthographe) depuis un mois que ça dure, je crois bien qu’il avait raison. Ne me demandez pas comment ça se produit, mais Mister T écrit mieux. Bref tout ça pour vous dire que les débuts ont été chaotiques (non intégré à une équipe, impossible de rattraper une balle, impossible de la renvoyer), nous avons dû trouver un fronton en accès libre pour qu’il s’entraine. Il nous a fait faire le tour de la ville et en avons finalement trouvé un, à cinq minutes à pieds de la maison. Nous nous y rendons le mercredi, le samedi et le dimanche pour l’entrainement. Le maître m’a dit : « c’est incroyable les progrès qu’il a fait!  » Oui, oui, c’est incroyable… Et vous savez quoi ? Je crois que mes racines basques ont refait surface, j’adore ce truc et ma foi, je ne suis pas mauvaise. C’est comme les pintxos en fait.
  7. Hier j’ai accompagné PetiteChérie au lycée à pieds, j’ai flâné en ville et me suis dit que vraiment, j’adorais cette ville. Je ne sais pas si ça va durer, si tout ça ne va pas disparaître dans les gouttes de pluie qu’on nous promet depuis si longtemps et que nous n’avons pas beaucoup testé, mais ce qui est pris est pris.
  8. Voilà, c’est fini!

{Les six comptes instagram Basques à suivre}

Il existe de nombreux comptes Instagram au Pays Basque qui se font chantre de la Basque Attitude.

Je privilégie ceux qui racontent une histoire (ne dit-on pas que faire de la photographie, c’est raconter une  histoire avec la lumière ? ) parce que je ne sais pas le faire et que je rajoute des tas de mots sous mes photos. Je privilégie les comptes qui se nourrissent de tradition et  ceux dont les photos ne sont pas exagérément retouchées.

  1. Christophe Molinari (@ckristophe) pour des photos qui montrent toute la tradition du pays basque, qui manquait certainement dans le reportage de France 5 dimanche soir sur la Basque Attitude. Dommage que ces reportages nous montrent, les uns après les autres, les mêmes choses, alors que le Pays Basque est tellement riche qu’on pourrait faire des dizaines d’émissions différentes.
  2. Stéphane Salerno (@salernophoto) pour l’océan et les nuages. Des photos cartes postales qui montrent le paysage dans toute sa majesté.
  3. Seb Labruc (@seb_labruc) l’eau, les vagues, le ciel, la montagne.
  4. Jon Sanchez (@Platoux ) pour des photos qui sont presque des courts métrages à elles toutes seules et donnent l’impression qu’on est ailleurs.
  5. Ariane L (@arianelongevial) pour de nombreuses raisons, son envie, sa fraîcheur, son oeil, mais peut-être ne suis-je pas très objective ? (Photo de couverture de l’article)
  6. Little cartel Biarritz (@thelittlecartelbiarritz) pour ses photos uniquement en noir et blanc, qui donnent une lumière dramatique aux paysages.