{ En vrac et pas dans l’ordre #7}

En ce moment j’adore faire des listes plutôt que des articles. Je ne sais pas pourquoi. Je ne crois pas que ce soit une histoire de flemme. Peut-être parce que je ne sais plus organiser un article. Ou parce que je veux que ça aille vite ?

Alors une autre liste de trucs en vrac et pas dans l’ordre. Attention, merci de vous munir de kleenex ou de refermer cette page si vous êtes maquillée/devez partir au travail sans repasser par la salle de bains, chialance en vue, ou ne regardez pas la pub Monop’ (ah bon ? Ça ne vous fait pas pleurer?)

  1. La pub monoprix. J’adore les jolies histoires et pour le coup celle-ci est très belle (et pas longue: 4 minutes c’est parfait pour vous mettre de bonne humeur)
  2. Les nouvelles nouvelles d’Anna Gavalda : Fendre l’armure. Pas encore lu, mais Anna G., c’est elle qui m’a donné envie, le premier jour, de me lancer. C’est fou hein? Ça aurait pu être tout un tas d’autres, mais non. Le premier texte écrit et publié sur le blog Vent fort mère agitée commençait par « Ce n’est pas parce qu’Anna Gavalda l’écrit, que c’est forcément vrai. » Je n’ai pas tout aimé de Anna G. Je n’ai pas aimé « Billy/La vie en mieux par exemple » ni la pirouette qui a consisté à publier la nouvelle sous deux titres différents, mais j’aime sa fidélité à son éditeur (Le Dilettante) et ce qu’elle en dit, sa discrétion aussi. Je me dis que, si je pouvais choisir à qui je ressemblerais, un jour. Après. Elle, ce serait pas mal. Ou Delphine De Vigan. Ou Grégoire Delacourt. Ce recueil, je ne sais pas trop si je vais l’aimer, mais je vais aller la voir. Le 24 juin elle vient à Bayonne.
  3. Vous ne saviez pas ? Et bien maintenant, vous savez.
  4. Si vous venez sur Bayonne, faites comme Anne-Laure et testez le Pitaya. Pas encore testé de notre côté, parce que toujours blindé quand on veut y aller.
  5. J’en ai marre des gens qui disent que pour grandir il faut sortir de sa zone de confort. Moi j’ai envie d’être confortable!
  6. J’en ai marre aussi des manuels de phrases à dire quand (cocher la case qui convient) un enfant fait une erreur/ un enfant fait un caprice/ un enfant est en colère. J’aimerais bien qu’on nous foute la paix et qu’on arrête de nous culpabiliser parce qu’on a répondu « Mais c’est pas possible, tu le fais exprès ou quoi d’avoir péter tes lunettes pour la 172ème fois! » plutôt que  » je comprends ce puissant désir de création qui monte en toi, néanmoins serait-il possible que tu utilises de la pâte à modeler ? » Qu’on nous laisse être les parents imparfaits des enfants génialement imparfaits que nous avons engendrés.
  7. J’en ai marre (aussi) de tous ces gens qui prônent le bonheur continuel. Laissez-nous ne pas être heureux tout le temps, le bonheur, c’est fatiguant et pour qu’il existe vraiment, il faut avoir tester l’autre revers de la médaille.
  8. Cet article a été écrit samedi matin entre 7h et 10 heures et j’ai rencontré quelqu’un qui a dit à peu près la même chose dans l’après-midi du même jour, aux rencontres littéraires des Belles Pages à Guéthary: Jean-Louis Fournier qui nous parlait de Bonheur à gogos! son dernier roman. Ça m’a bien amusé (je m’excuse d’avance de dire ça auprès de celles qui aimerait y parvenir. J’aime bien ne pas être consensuelle)(de temps en temps)
  9. J’ai bien aimé le post instagram de Baptiste Beaulieu sur Cyril Hanouna et son courage. Il y a des choses que j’ai du mal à comprendre. Le CSA est capable de faire retirer l’autorisation d’émettre à la chaîne Numéro 23, mais ne coupe pas la parole à Cyril Hanouna et Vincent Bolloré. Il y a des trucs qui me dépassent. À moins que ce soit une question d’argent ? Oui, il y a des trucs qui me donnent envie de vomir.

Pic by Samuel Zeller

Comment garder la ligne ?

éditoriale de ton blog ?

En voilà une question, mais j’avoue qu’en ce moment je l’ai sans doute bien mérité. Peut-être avez-vous pensé que je vous avais menti. Vous attendiez des chroniques de la vie adoptive et finalement il n’y a rien de tout ça sur le blog, ou si peu que vous en êtes déçues.Il est temps de clarifier les choses.

Exit donc le blog où l’on ne parlait que de l’attente. Ça, c’est feu « vent fort, mère agitée » qui s’en est chargé. Exit aussi celui qui ne parlait que d’adoption. « Dans les yeux de Tanh » que je vais parfois relire pour goûter à nouveau à ces instants magiques existe toujours et vous pouvez retrouver les posts de cette époque là. Comme je le dis souvent, il n’y a pas grand chose à dire sur Mister T, si ce n’est qu’il est un enfant comme les autres.

Alors, sur From Baiona With Love, on parle de quoi ? D’un peu de tout, parce qu’il y a de tout dans la vie. D’une presque quinqua. Ah oui, ici, on parle d’âge. Ne cherchez pas, en ce moment, je suis en boucle. Je crains que ça ait quelque chose à voir avec mes cheveux tout gris. Sauf que je regardais hier une blonde et j’ai pris une bonne claque quand j’ai vraiment compris (on me l’avait déjà dit, mais je l’avais mis de côté pour plus tard et plus tard, c’était hier soir) que Mme LP avait stricto sensu le même âge que moi. Je l’écoutais parler ( notez que je n’ai pas dit déblatérer), je voyais ses lèvres toutes fines qui s’agitaient, ses rides ici et là, sa peau du cou qu’était plus très ou si, franchement vachement trop. J’ai éteint le poste de télévision.

On se pose des questions existentielles du samedi au lundi, on parle de mes humeurs et aussi des vôtres, on parle des livres que je glisse dans ma kindle et des salles obscures où je pleure. On parle de La Salle où je transpire. On parle écriture, on parle de vivre une vie en vacances et de jours de rien, on agrandit notre manuel d’utilisation et on partage nos bonnes adresses, on se souvient aussi, quand ma jolie machine à fabriquer de la nostalgie se met en route. On regarde par la fenêtre et par-dessus l’océan, on cherche la minute. Celle qui est décisive et change le reste du trajet. Et il y en a tellement des minutes décisives que ça ouvre d’immenses perspectives.

Ici on parle très peu de mode, d’autres le font bien mieux que moi, jamais de politique, je n’ai pas franchement l’impression d’en savoir suffisamment, et puis cette histoire de tenants et d’aboutissants, ça me scie toujours un peu. On ne parle pas de diététique (j’aime trop le jambon et la sangria), ni de DIY (je suis absolument nulle dans le truc), on ne parle pas non plus de voyages (sinon je ne ferai qu’un article par an)

Ma ligne éditoriale est aussi claire qu’elle est une grande besace en cuir multi poches dans laquelle je puise selon mon humeur. Mais vous, vous préférez quand je vous parle de quoi ?

« Et puis tu sais, les titres des articles c’est important, et toi, tu mets des crochets. Ça sert à rien les crochets et ça peut te faire perdre des référencements. Il faut des titres chocs ». Du coup pour cet article, je fais un test et j’enlève mes crochet.

« Et, il s’adresse à qui, ton blog ? » Apparemment, c’est un truc super précis que la cible du blog, sauf que moi je n’y ai jamais réfléchi. « Ouais mais t’as bien un lecteur idéal ». Bé, en fait tous les gens qui me rejoignent ici sont les bienvenus. J’imagine bien que la plupart sont issus du monde de l’adoption,  alors certains ont dû quitter le navire vu le peu d’articles que j’écris sur le sujet, d’autres me lisent parce qu’ils habitent là où j’habite aussi. Et les autres ? Comment sont-ils arrivés sur le blog ? Et bien je n’en sais rien. Quand je regarde mes statistiques, d’ailleurs, je m’interroge : mais t’es qui toi ? Comment es-tu arrivée ici ?

Je vous est encore pondu un article pour rien ? Oui, mais on est le premier mai, j’aurais très bien pu ne rien poster du tout ! Et puis quoi ,que cette photo ne veut rien dire du tout? Bien sûr que si, je fais des semis 😉

À demain, pour la correction des devoirs! Comment, tu n’as pas fait tes devoirs?

{En vrac et pas dans l’ordre #6}

Allez hop un petit billet de feignasse, faute de mieux. En même temps un « en vrac et pas dans l’ordre », ça signifie qu’ailleurs les phrases s’amoncellent gaiement, alors je ne vais pas bouder ma joie! Et laisser l’inspiration là où elle prend ses aises.

  1. Je passerai donc sous silence les nombreuses interrogations de Mister T rapport au futur « président de la France ». Il s’interroge quant à sa couleur de peau et son pays de naissance. Et est-ce qu’elle pourrait lui dire de partir?
  2. J’ai beaucoup aimé les mots d’amour entendus hier lors de la cérémonie d’hommage au policier tué sur les Champs Élysées. Voilà, l’amour n’a ni sexe, ni couleur, ni âge. N’en déplaise à qui on sait.
  3. Il me tardait le 26 avril, parce qu’il me tardait d’aller voir le film « Aurore » avec Agnès Jaoui. Je vous mets l’histoire : Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ? Une ode aux femmes de 50 ans qui me rappelle le billet d’humeur de François Morel dont je vous ai déjà parlé sur un autre article. Bon, le problème c’est que la femme de presque cinquante ans que je suis, va faire six heures de route aujourd’hui en compagnie d’une ribambelle de filles de dix-huit ans et ce soir elle n’aura plus du tout envie d’aller au cinéma. Si vous y allez, venez me raconter….ou attendez-moi.
  4. Ma Grande est dans l’Officiel. Ça fait whaow!
  5. Mon grand commence un premier job. Ça fait re whaow !!
  6. Manque plus qu’ils m’annoncent que je vais être grand-mère. Glurps!!!
  7. J’aime bien cet article. Oui, j’aime bien. Surtout que moi, en général, je préfère les vieux à moins que ce noient eux qui me préfèrent. (voir alinéa 2)
  8. Je suis peut-être en boucle sur l’âge, non?
  9. C’est la faute à mon roman. Mais pourquoi je n’ai pas commencé un bouquin sur l’adolescence ?
  10.  Et vous qu’avez-vous à partager en vrac ?

Pic by Luis Davila

{Le bonheur joue au Jokari}

Elle m’a regardé fixement et le temps s’est arrêté. J’ai d’abord été tentée de lui répondre que je ne savais pas, qu’il fallait qu’elle s’accroche, que ça finirait par passer. « Tout passe, il suffit de faire le dos rond et d’attendre des vents moins forts ». Elle m’a dit « et s’il ne revenait pas ? »  Je ne me souvenais pas m’être demandée si j’étais heureuse, ni ce qu’était le bonheur avant d’avoir trente ans. Et puis c’est sorti tout seul « Le bonheur joue au Jokari  » lui ai-je répondu. Elle a écarquillé les yeux, moi aussi. Il me passait parfois des choses surprenantes par la tête, pourquoi les disais-je à haute voix ? Je devais trouver une explication plus claire au sujet du bonheur.

A quoi ça ressemblait? Est-ce que ça faisait mal ? Ou pas du tout en fait? Le voyait-on quand il était là, devant nous, ou bien après, quand tout était fini ? C’était quoi le bonheur ? Il se cachait où ? Je ne savais pas ce qu’était le bonheur mais étais-je capable de reconnaitre le malheur ?

Dans mon monde, il faut absolument être heureux. Ho, je ne suis pas la seule et c’est devenu un enjeu majeur à la vie de ce siècle. Maminette me disait que le bonheur ça ne se trouvait pas dans les salades (Dommage, à l’époque j’étais végétarienne et je ne mangeais que ça), que le bonheur n’existait que si on avait connu le malheur. « Oui mais c’est quoi Mamie, le malheur ? » J’avais bien compris qu’une mauvaise note en maths, un petit copain devenu celui de ma meilleure amie, des parents divorcés, ce n’était pas « le vrai malheur ». Une ombre passa devant ses yeux. Elle m’a dit « c’est marcher à Laparade, voir des gens morts, alignés le long de la route, des soldats allemands qui t’empêchent de t’arrêter quand il y a quelqu’un que tu connais, et toi qui n’a qu’une idée en tête, ne pas t’arrêter, pour ne pas y passer aussi ». J’ai dégluti. Ah oui! Donc le malheur c’était vraiment malheureux. Alors, c’est quoi le bonheur Mamie « c’est dormir dans un champ de blé, regarder les étoiles et te dire que ni lui ni toi, n’êtes allongés au bord de la route. »

Sa réponse était belle, mais, nous n’étions pas en temps de guerre, de fait, pourrais-je trouver le vrai bonheur ?

Alors, comme les autres encore une fois, je me suis mise à le chercher un peu partout.  Il y a eu cette période, où en véritable stratège, j’avais tenté  de le débusquer partout. Je ramassais des cailloux, je faisais sécher des fleurs. J’inventais des images. Je dansais dans la cuisine. Je l’ai cherché dans toutes les petites choses de la vie quotidienne. J’en faisais des caisses. Comme si demander une bonne et vraie dose de Bonheur, celui avec un grand B,  n’était pas possible, nous devions nous satisfaire de mini bonheurs.

Mon bonheur est devenu une succession de tout petits bonheurs que j’ai collectionnés et rassemblés sur une cordelette douce autour de mon cou. J’avais peur qu’ils ne s’effacent ou pire, que je les oublie.

C’est à ce moment là que j’ai appris une chose essentielle. Alors que j’avais parfois été terrifiée à l’idée qu’on naissait avec une jauge de bonheur, de chance, ou de sérénité sensée se vider entièrement si l’on n’y prenait garde, j’ai appris que le bonheur ne faisait qu’aller et venir. Et ce qui était dingue, c’est qu’il revenait. Comme la balle de Jokari. Il ne revient pas toujours sous la même forme, ni avec les mêmes yeux, mais, oui, il revient. Il n’est pas éternel, mais ne peut pas disparaître totalement d’un coup d’un seul. Ce n’est pas une chose aisée, le Bonheur, et très souvent il fait mal, parce que le bonheur existe uniquement parce que le malheur, le vrai, l’a précédé. Et aussi, parce que quand il est là, on a qu’une peur, que déjà il ne s’efface.

Mais si on pense au Jokari, alors il s’agit juste d’attendre que l’élastique se tende à son maximum. Et se relâche. Alors la balle revient.

 

 

{ La saison du demi-pêche}

Je ne bois pas ou pour ainsi dire pas. Je n’en suis pas spécialement fière et l’ombre qui passe dans les yeux des gens attablés avec moi lorsque je commande un Perrier tranche en dit long : « Celle-là, c’est une ancienne alcoolo! »

Et bien même pas.

Je suis de celles qui pensent qu’on peut s’amuser sans toutefois boire exagérément. C’est moi qui ai inventé le slogan « sans alcool, la fête est plus folle. »

Certains boivent pour oublier ou dormir. L’alcool ne me fait rien oublier, bien au contraire. Mes petits démons viennent ricaner près de moi, roulent sous la table, volettent au dessus de mon crâne quand ce n’est pas directement à l’intérieur, en grimaçant de leur lèvres tordues. Ils ont suffisamment de constance pour m’accompagner  jusque dans ma chambre en sautant de marches en marches et ne pas me quitter jusque tôt le matin.

Il y a bien entendu des dommages collatéraux au fait de ne pas boire. Par exemple, quand, pour on ne sait quelle raison, vous acceptez un verre de quelque chose, vous êtes déjà très joyeuse à la deuxième gorgée. Ça a au moins un avantage,  celui de ne pas vous coûter une blinde avant d’avoir la bizarre impression de marcher sur des nuages, mais ChériChéri trouve ça nettement moins amusant parce qu’à ce moment là, il peut tout faire tout seul. Vous n’êtes plus en capacité de faire quoi que ce soit.

La fois d’après, vous agitez votre main devant votre verre ou la posez dessus en un signal sans appel : non, merci. La plupart du temps, il faut convenir que les autres tournent la tête ostensiblement en un « elle fait vraiment chier celle-là ». Sans doute pensent-ils que je les juge, mais loin de moi tout ça. Non, moi je ne veux juste pas me retrouver nez à nez avec un de mes démons.

Et puis , j’ai découvert le demi-pêche. Le demi-pêche, c’est un joli paysage parce qu’en pensée me revient le souvenir de la première fois où je l’ai siroté :  en regardant l’océan à mes pieds, assise sur un muret de pierres sèches. Le demi-pêche est aussi une musique, le fracas des vagues en contrebas s’est, ce jour là, insinué en moi. Le demi-pêche est une saison, celle des apéros, du ciel bleu, des jupes un peu courtes et des jours qui rallongent. Le demi-pêche, c’est les gens que j’aime avoir autour de moi.

Bref je déclare la saison du demi-pêche ouverte et c’est tant mieux, parce qu’on a eu deux chapitres de plus à fêter!

 

{De la constance}

Dans la correction des devoirs, nous parlions de constance dans certaines réponses que vous donniez. C’est un joli prénom, Constance. Et il m’a amené à réfléchir.

Je crois bien que je n’ai jamais été d’une grande constance. Je suis la fille qui commence le ju jitsu en octobre et arrête en février par exemple, qui décide de se mettre au sport et arrête au bout de trois semaines, fait du violoncelle pendant sept ans et n’y a pas touché depuis trois ans. J’ai fait cinq ou six métiers différents dont certains ont à peine duré un an (juste histoire de comprendre que ça n’allait pas le faire du tout). Je suis celle qui renonce à créer un bullet journal parce qu’il sera inutile au bout d’une semaine, du fait du manque de constance justement, ou celle qui a eu de superbes amitiés qui se sont effritées et qui ne fait pas grand chose pour renouer les liens.

Je me lasse vite d’à peu près tout et j’ai une grande capacité à tourner la page. Je n’ai aucune constance ni discipline sur le long terme. Sauf ici. Et peut-être dans mon mariage. A moins que ce soit mon mariage qui ait une grande constance avec moi.

ChériChéri m’a dit samedi, ou était-ce vendredi, « en fait, tu es une créative. C’est l’idée qui te fait kiffer, mais la réalisation te saoule ».

Je ne savais pas qu’il me connaissait aussi bien. Il a finalement tout à fait raison. Oui, la réalisation me saoule.  C’est pourquoi je m’étonne d’être encore ici. Enfin ici, je veux dire sur un petit blog, quoi, parce que même si j’ai changé trois fois de crèmerie, j’écris toujours. J’écris encore. Et ça fait neuf ans que ça dure. Rien n’avait duré autant jusque là. Et ça, je vous assure, c’est un record. Absolu. Toutes catégories.

Je publie en moyenne 3 articles par semaine, sans compter les devoirs et leur correction (ce sont d’ailleurs les devoirs qui me demandent le plus de recherches) (ce qui en fait, fait 5 articles par semaine), sachant que j’ai 28 brouillons en attente et 12 articles sur l’air du temps qui n’ont jamais été publiés, l’air du temps étant changeant par définition (mettre un article sur Noël à Pâques, ce n’est pas terrible). Récemment une amie avec qui je déjeunais me disait « je ne sais pas comment tu fais pour écrire chaque jour « . Et si je vous disais que je ne sais pas moi même ? Certains matins, je m’étonne à trouver encore un truc à vous raconter (comme aujourd’hui par exemple).

Quand je m’assoie à ma table, il me vient comme une espèce de joie à l’idée de lire vos commentaires, une joie en comprenant que la question existentielle qui n’en ai jamais vraiment une, vous intéresse, une joie à voir que vous vous répondez sans que j’aie besoin d’intervenir que vous avez créé ici, une sorte de communauté, bienveillante qui plus est. Et tout ça en à peine un an. Voilà, c’est cette idée qui me fait kiffer.

Et si tout vient avec l’idée, je ne suis pas sortie de l’auberge. Parce que des idées, j’en ai à peu près toutes les quinze secondes.

Et vous, êtes-vous davantage dans l’idée ou dans la réalisation ?

Et puis en vrac :

J’ai lu quelque part (peut-être était-ce ici d’ailleurs, on peut donc me faire confiance) que quand on partage ses avancées sur son travail, ça le fait avancer. Je suis très heureuse de vous annoncer que mon premier chapitre a été entièrement validé. Je sais ce que vous allez penser, un chapitre sur quarante-neuf ça peut paraître peu, il était temps depuis le temps qu’elle nous bassine (je me bassinais moi même), et puis d’abord c’est qui qui a validé, mais, voyez-vous il n’y a pas de petites joies. Et celle-là est tombée hier en toute fin de journée, extrêmement bien. Tout comme les six récentes personnes qui ont aimé ma page FB. Je ne compte pas vous savez, enfin, si. En fait.

{So long Mars 2017}

Je garderais de mars une douceur infinie. Malgré tout. Malgré le quotidien et ses coups bas, ses coups de vache, ses coups de lune.

Je garderais de mars la poussière sur la table dans les rayons du soleil et les petits mots que Mister T écrit avec, les pétales juste éclos qui toquent à ma fenêtre mouillée, nos semelles dans les flaques, nos salles d’attente, les cheveux emmêlés dans le vent pour ne pas laisser les idées s’emmêler à leur tour, le week-end des amis, la première baignade, le restaurant face à l’océan et le « Vous vous en moquez d’être sur la terrasse, il va pleuvoir et de toute façon, vous êtes d’ici » du serveur et l’idée que ça y est, on est d’ici.

J’aime beaucoup ce petit rendez-vous qui me permet de clore chaque mois comme il se doit. C’est important de correctement refermer un joli livre d’histoires.

Je garderais de mars la conférence, l’absence et la salle de sport, le Pérou qui s’est invité dans mes statistiques par l’intermédiaire de Les Filles Et Les Garçons et les articles que vous avez préférés :

  1. Ma très chère insomnie
  2. liste de riens #4
  3. La fille qui voulait vivre sa vie
  4. la séance de sport
  5. en vrac et pas dans l’ordre #5

Et vous, que gardez-vous de Mars?