J’ai marché sur la plage et resserré ma veste rose autour de moi. J’ai râlé quand des grains de sable ont commencé à venir se loger entre mes orteils, mais je n’ai pas eu le coeur à ôter mes baskets. Le sable était mouillé, léché par la marée descendante. Et puis j’avais la flemme. Et il y avait du vent. On n’allait pas rester longtemps. Et puis, ce n’était pas très grave.

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Il y a toujours dans la vie d’un parent, le moment fatal où plus aucun enfant ne croit aux fadaises qu’il raconte. Je crois bien que l’heure a sonné. Mister T ne croit plus à tout un tas de choses que je me plaisais à lui raconter. Parce que ça c’était avant : « Mam, je suis vraiment très grand maintenant » me dit-il en penchant la tête sur le côté.

J’ai découvert qu’il y a des journées mondiales pour à peu près tout et n’importe quoi. La journée mondiale sans pantalon (le 13 janvier), la journée de la glace artisanale (le 24 mars) (ces deux dates étant d’ailleurs extrêmement bien choisies pour pouvoir en profiter dans notre hémisphère), la journée Star Wars (le 4 mai), ou celle du rangement de bureau (le 24 mai). Il y a pourtant une journée mondiale sur laquelle j’aimerai insister.