J’ai allumé une bougie. Verveine de Durance. Et tiré les rideaux : je n’avais pas besoin de spectateurs. J’avais besoin de remettre ma tête dans le bon sens alors j’ai commencé par faire le piquet.

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Hier, quelqu’un sur mon fil Instagram, qui se fichait pas mal de ma condition d’auteure déprimée, névrosée et dépitée, s’enorgueillissait du nombre des commentaires qu’elle avait dans son escarcelle sur Amazon. Bien entendu, j’ai été curieuse et je suis allée voir ses critiques dithyrambiques. 

Avant, j’avais peur de beaucoup de choses : des sirènes qui hurlaient alors que j’étais sagement assise à mon bureau dans la classe de CM2 de Mr Garrigues par exemple, parce que j’étais persuadée que quelqu’un de ma famille avait eu un accident, des camions qui passaient devant le portail, de rencontrer des gens inconnus, parce que que le problème des gens inconnus, c’est qu’on ne les connait pas (Marie dans Parce que la vie ne suffit pas).

Avant de le connaitre j’imaginais tout ce que je ne lui dirai pas. J’en avais fait une liste, sur l’autre blog, celui sur lequel vous allez sans rien déranger, sans rien toucher pour ne pas enlever la poussière qui s’entasse sur les meubles, mais où je vous aperçois de temps en temps, quand je regarde à travers les carreaux, il y avait alors tout un tas de phrases que je jurais mordicus, la main sur le coeur, pfffrrt (là, je viens de cracher au sol) que jamais, jamais, jamais je ne lui dirai.

En ce moment, on voit fleurir dans les magazines le palmarès des 30 ou des 100 personnes les plus inspirantes de France. Il y a eu celles de L’Express, il y a maintenant celles de Vanity Fair, que je vous conseille grandement de regarder (surtout la page 61 ^-^). Ils sont trente, ont moins de trente ans et changent le monde de demain.

J’ai bien conscience que cet article ne va pas faire l’unanimité, qu’il va susciter des réactions qui seront souvent exacerbées. C’est un article que j’avais à cœur de partager, ne serait-ce que pour que nous puissions en parler. Je l’ai collé dans mon disque dur et l’ai laissé prendre ses aises au milieu de mes brouillons d’articles, parce qu’il est assez difficile d’écrire à contre-courant de ce qui se dit par ailleurs, mais si l’on écrit uniquement  pour dire comme tous les autres, à quoi bon écrire.  Bref, du coup je vous le pose là. Faites-en ce que bon vous semble .