{Le linge basque}

Tout le monde connait le linge basque : une toile en lin épaisse décorée de sept bandes colorées. Sept bandes pour les sept provinces basques : le Labourd, la Basse-Navarre, la Soule (provinces françaises) et l’Avala, la Navarre, la Biscaye, Guipuzcoa (côté espagnol). A l’origine la toile était utilisée pour protéger les bêtes agricoles contre la chaleur et les parasites.

Le lin a toujours été présents dans les paysages basques leur donnant une touche de violet sur un puissant vert foncé. Le lin  était un tissu sain, dont le rugueux de sa toile nettoyait la peau des bêtes des impuretés accumulées pendant leur journée de labeur.

Les couleurs présentes sur le linge permettait de marquer l’appartenance à un corps de métier : le bleu pour les pêcheurs, le vert pour les agriculteurs, le rouge pour les éleveurs.

Les créateurs de linge basque sont nombreux et il est parfois difficile de faire son choix :

Jean Vier  se distingue par la sobriété des couleurs. La marque dont les collections sont dessinées à Saint Pée sur Nivelle fait revivre, saison après saison l’âme du linge basque. On est ici sur des coloris somme toute assez classiques. Linge de maison et d’office, bagagerie et linge de bain. J’ai acheté mes grandes nappes chez Jean Vier à Bayonne, ainsi qu’une série de linge d’office aux couleurs de Bayonne. (La grise, sur la photo, la beige en bas et la beige et rouge)

Artiga : chamboule davantage les codes du linge basque sans en perdre les attributs que sont sa robustesse et son identité. C’est aussi un univers fait de rayures et de couleurs, pour une large gamme de produits  « malins » pour tous les jours. Linge de maison, sacs, pochettes, parapluie, table, déco, espadrilles et accessoires….

Tissage de Luz : Autre créateur de linge aux sept rayures, coloré et gai situé à Espelette.

1910 Lartigue : La visite de l’atelier s’impose à Ascain ou Bidos pour trouver les produits liés aux arts de la table.

Helena : Pour ce qui est du linge de bain, une amie m’avait offert il y a 22 ans une série de serviettes de bains de la marque, serviettes que j’ai toujours ! (Série rouge). Elles n’ont pas bougé, pas un fil n’est tiré, les couleurs sont toujours parfaites. Je recommande.

 

{La séance de sport}

Pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté, je me suis mise au sport. Moi je suis celles qui suivent le vent. Il m’a dit « Chérie, on va se mettre au sport ». Je l’ai regardé droit dans les yeux. Bien sûr, j’imaginais qu’il avait surpris mes muscles qui pendouillaient et ma peau qui gondolait, mais il a dit « Ce n’est pas toi qui en as besoin, c’est moi ».

Je n’ai pas rétorqué, nous sortions d’une semaine compliquée. Surtout lui en fait. Il m’a dit « viens, on va là ». A 2 kilomètres de la maison. On passe devant tous les jours, plusieurs fois par jour sans s’être jamais arrêtés. Il faut croire qu’il nous avait fallu tout ce temps (et un coup de pouce de GrandeChérie).

Donc :  je me suis mise au sport. Inutile de m’applaudir, attendez un petit peu. L’important n’est pas que je me sois mise au sport, l’important est que je continue d’en faire.  L’année dernière à peu près à la même époque je vous ai pondu un article similaire. Je crois que je suis une maniaque du sport au printemps. Oui, je sais, l’année dernière  je n’ai tenu qu’un mois et demi. Mais (parce qu’il y a toujours un mais), je sens que cette année ça va être différent. Non, pas de soucis, allez-y je vous en prie. C’est bon, je peux continuer ? Vous avez terminé de rire ?

Je reprends donc.

Je vous disais que cette année ça allait être différent. Dans la vie il faut de l’espoir et comme vous le voyez, j’en ai en magasin. Alors, c’est parti pour les différences de l’année 2017:

  1. La salle. J’avais dit tout un tas de choses sur les salles : tous ces gens qui font la course au plus beau legging, plus belle brassière c’est pathétique, ça pue (non, pas du tout) y’a trop de bruit (tout à fait, mais c’est sans doute du à ma surdité) . Tant qu’à faire autant faire du sport à l’extérieur (c’est pas tout à fait faux). Je disais « Moi vivante j’irais jamais ». Ne jamais dire jamais!
  2. Le coach. D’à peu près mon âge (en vrai, plus jeune, mais c’est le plus âgé des coachs).
  3. Le corps du coach en question. Quand j’aurais envie de m’arrêter, je penserai à son corps et là, je vous le dis tout de suite : je vais continuer! Ah oui, vous imaginiez que e coach c’était un mec. Non, c’est une fille.
  4. La force de l’habitude (oui, j’ai décidé que j’aimais bien cette expression). Hier, j’ai travaillé mes abdos. Objectivement, je croyais que je n’en n’avais plus, qu’ils avaient disparu quelque part, dissous dans le jambon de Bayonne, la sangria ou les padrones . J’ai pensé que j’allais à nouveau souffrir, en redécouvrir des que j’avais oublié, mais rien de tout ça.
  5. Les courbatures : Quelqu’un de très gentil m’a soufflé le nom d’un truc homéopathique à prendre, sensé faire disparaitre les courbatures, truc que j’ai acheté illico. Ça marche du tonnerre ! Même, pas ouvert et rangé sur l’étagère, ça fonctionne. Les courbatures se sont arrêtées au bout de deux séances. Steph, ma coach, dit que ça n’a rien à voir avec le truc homéopathique que je ne prends pas mais que c’est parce que je fais très bien les mouvements (la force de l’habitude) et que je travaillais mes muscles avant (oui, mais quand? Je vous le demande) J’ai quelques doutes. Peut-être que mes muscles n’existent plus du tout en fait.
  6. Comptage, rapidité et intention Il y a encore quelques trucs qui perdurent. par exemple, Steph elle me dit quels mouvements enchainer.  » Et surtout, compte-les » qu’elle dit. Les sportifs, me suis-je dit, ils aiment compter parce que déjà l’année dernière il y avait une grosse importance dans le comptage des mouvements. « ça aide à tenir » a t-elle rajouté. Je suis une bonne élève, alors j’ai compté. Il fallait le faire jusqu’à dix, et tenir jusqu’à dix, c’était pas la mort non plus, mais à un moment, j’ai perdu le fil. J’en étais à 5 mais mon cerveau a compté neuf. je ne peux pas vraiment l’expliquer. Sans doute la zone de mon cerveau qui était censée compter mes mouvements était-elle la même que celle du mouvement en question.  Mon souffle s’est emballé, mes joues sont devenues rouges, j’étais à deux doigts de défaillir. C’est là qu’elle m’a dit « on s’en fout de la rapidité, ce qui compte c’est l’intention que tu mets dans le mouvement. Ralentis le rythme. » Bon sang mais c’était bien sûr. Ça changeait tout.
  7. Donner des petits noms aux exercices : Elle m’a parlé de squat, de crunch, de twist, de trx et de rpm. Mon cerveau s’est fait des noeuds (en fait je crois que c’est lui qui devrait faire du sport) et n’a  retenu que « crunch ». Il a imaginé le crunch craquer sous mes dents. Vous sentez l’effet que ça m’a fait ? Mais quezako que tout le reste. J’ai dû rouler mes yeux dans leurs orbites. « Ah oui, tu es vraiment novice m’a t-elle dit ». Je n’ai rien dit et surtout pas que j’étais sans doute en dessous du grade de novice. Genre, demeurée du sport.
  8. Le mental. Stéph, elle dit  que tout est une question de mental. « 10 crunch c’est possible ». Je n’ai pas voulu la démentir et me suis promis de croquer 10 carrés d’un coup, mais après les 10 trucs qu’elle me demandait de faire. A 6 j’ai cru défaillir. Mon sang a décidé, unilatéralement avec lui même de venir se loger dans mon cerveau.Est-ce normal d’avoir la tête qui tourne? « Nathalie L  avait décidé de faire du sport (enfin, son mari surtout). Pendant l’entrainement, au milieu d’une salle  et entourée de tout un tas de gens aux muscles saillants, la presque quinquagénaire (elle tient à préciser le « presque ») s’est effondrée sur son tapis de mousse au bout de sept crunch. La direction décline toute responsabilité dans la survenue de l’accident.  » Et pourquoi mon mental écrit-il des quatrièmes de couverture?
  9. Périnée, gaz et pipi: Diantre (ce n’est pas parce que je n’ai pas de muscle et que je ne sais pas compter que je n’ai pas de vocabulaire), elle m’a dit qu’il fallait que je me concentre, que je serre mon périnée que je retienne mes urines et mes gaz, mais j’avais pas envie de faire pipi quant à mes gaz,pas envie non plus (je n’ai jamais de gaz, je suis une princesse) c’est pour ça que je n’y arrivais pas ! (A t-on déjà vu une princesse faire du sport?)

Un problème majeur demeure : la salle. Parce que tout se passe à l’étage. Je n’ai pas de courbatures mais à chaque fin de session, je me demande si je vais encore savoir descendre les escaliers tellement mes jambes flageolent. Vais-je savoir passer l’embrayage. Garer ma voiture devant la maison. Remonter jusqu’au premier. Et prendre une douche. Ah oui, j’aime pas prendre les douches là-bas. Et puis aussi j’ai repris le yoga. Là bas. Et ça c’est chouette!

La salle c’est Océania, au forum à Bayonne. Merci à Steph pour sa patience (et mes fous rires) et Brigitte pour ses encouragements (et ses fous rires).

En passant je ne remercie pas ChériChéri qui n’est pas venu depuis une semaine.

Pic Bruno Nascimento

{Les devoirs du week-end • épisode 25}

  1. Préférez-vous kiffer ou être la fée qui ?
  2. Qu’est-ce qui vous fait sortir du lit le matin ?
  3. Donnez la recette de votre sandwich préféré :
  4. Si demain devait être votre dernier jour, vous aurez finalement été :
  5. Quelle émotion voulez vous garder d’aujourd’hui ?

Je ne vais pas faire de longs discours aujourd’hui, rapport aux courbatures dont je suis percluses. Je crois que j’en ai même au niveau des doigts. Mais je suis très fière de moi. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais ce qui est pris est pris.

Il a fait très beau cette semaine, le genre de beau temps qui te fait croire que ça y est, le printemps est là. Il y a des violettes, des iris et des primevères sauvages dans mon jardin, il y a la colocation des oiseaux dans l’arbre voisin, il y a les lunettes de soleil qui ont repris leur place et il y a eu le premier bain dans l’océan pour Mister T, en slip sans serviette, et les premières traces de bronzage sur le haut de ses cuisses.

Et cette impression de vivre sa vie en vacances.

Spring is coming!

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JOyeux week-end !

{Nos salles obscures}

En 2017 c’est décidé, ce sera pas moins d’un film par mois. Si possible plus. En janvier ce sera deux. Et février sans doute plus de deux.

Personne ne m’empêchera d’aller voir ce que je veux, du bon et du moins bon, du pathos et du léger, du qui s’insinue, qui reste là, du qu’on oublie trop vite, personne ne m’empêchera de pleurer, de rire, de danser, dussè-je aller au cinéma toute seule. Personne ne m’empêchera d’applaudir, à la fin. J’adore applaudir à la fin.

Voici les deux premiers films de l’année qui nous ont fait nous trémousser sur nos fauteuils.

« Tous en scène » de Garth Jennings

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Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc-épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais. (Allo ciné)

Au début du film je dois dire que je me suis demandée où ils allaient. Et puis, je me suis laissée happer par l’histoire de ce looser qui gagne à la fin. Étrangement, je n’ai reconnu aucune des voix françaises. J’imagine que c’est parce que c’est particulièrement bien doublé.  Ce que je retiens c’est le sourire de Mr T au son du saxo « Ah! J’aime bien cette musique » a t-il dit, puis quand le saxo emballe la jeune fille souris (je ne sais pas comment dire autrement) »Ah! ça a l’air chouette le saxo! » avec un sourire qui en disait long. A voir sans soucis par tous les publics, ceux qui aiment la musique et le chant seront servis, les autres aussi je pense.

 

« La la land » de Damien Chazelle

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Avec Ryan Gosling et Emma Stone quoi!

Le couple le plus cinématographique du moment. D’ailleurs en rentrant dans la voiture, on se demandait pourquoi ils se mettaient pas ensemble tellement ils vont bien l’un avec l’autre. « Peut-être qu’en fait ils se détestent ? »m’a t-on glissé dans l’oreillette. Peut-être. Quel dommage!

Nous avons décidé d’emmener avec nous Mister T, il n’est jamais trop tard pour regarder des films qui parlent de rêve à réaliser et de vie à construire.  « Tu crois que ça va lui plaire? » On verra bien ai-je répondu. Et ? Ça lui a plu! Et, il a définitivement validé le saxo pour emballer les filles.

L’idée du film c’est : deux personnages, une fille, qui veut être actrice et enchaine les castings sans succès alors qu’elle y excelle et un garçon, pianiste de jazz qui devront faire des compromis pour réussir à vivre leur passion. Pour moi c’est ça l’histoire de La La Land, et pas (seulement) une comédie romantique. Bien sûr, ils vont tomber amoureux (c’est Ryan et Emma quoi!) mais ce n’est pas l’essentiel. Pendant un tiers du film je me suis demandé pourquoi ce film avait obtenu tant de nominations. Et puis je suis sortie de cette réduction de comédie musicale romantique. Et puis, la magie a opéré et l’essentiel m’est apparu. J’ai vu les références à toutes les autres comédies musicales,le travail d’orfèvre pour que ça paraisse fluide.

J’ai vu l’essentiel et l’essentiel ce sont les images, la lumière, la musique et surtout le message « les gens aiment ceux qui sont passionnés, ça leur rappelle ce qu’ils ont oublié ». L’essentiel c’est le rêve que portent les personnages, le rêve d’eux mêmes et de leur vie en devenir. A voir si on aime les films décalés, les hommages à la comédie musicale, à Jacques Demy et les end qui ne sont pas happy.

 

{Cap ou pas cap de monter sur la grande roue?}

Ceci ne faisait pas partie de nos aventures en cap ou pas cap, pourtant il aurait bien eu sa place.

Donc c’est : Cap et je vous raconte tout ça.

C’était le dernier jour des vacances. J’ai fait style celle qui en a assez de rester à la maison, celle qui voudrait bien aller faire un tour « mais t’as vu le froid qu’il fait! » m’a répondu une de mes filles « et bien on va prendre la voiture ». Là, j’ai pensé qu’elle allait flairer l’arnaque, comprendre qu’autre chose se cachait derrière mais non, rien.

Un affreux doute m’assaille à l’instant. N’est-ce pas nocif  de mentir aux enfants ? « Mais si tu mens pour protéger quelqu’un ce n’est pas mentir » (Demain tout commence). Donc on va dire que je n’ai pas menti, simplement protégée.

« Allez on va faire un tour et boire un chocolat » je rajoute magnanime, elle ne pourra pas dire que je n’ai rien dit, elle n’avait qu’à comprendre qu’un tour c’était un tour de grande roue.

En descendant de la voiture quelques minutes après (2 ou 3) je boutonne le blouson de Mister T, lui enfonce le bonnet, vérifie qu’il a mis ses gants. « Vous êtes assez couvertes les filles? » « Bé pour aller boire un chocolat ça devrait quand même aller ». Sourire niais de ma part.

Nous arrivons face à la grande roue « allez hop! on se lance » / on se lance où?/ On fait un tour de grande roue/ Ah non pas moi, t’as dit un tour pas un tour de grande roue/ Ah bon? T’es sûre/ Oui/ Allez, après tu seras vachement contente! / Je ne vais pas y arriver/ Mais si c’est juste un tour et hop c’est terminé/ Bon après on prend des marrons alors / Oui, promis et on va boire un chocolat. »

On commence par attendre notre tour. Il n’y a pratiquement personne mais on attend plus que prévu, parce qu’en fait je me suis trompée et ce n’est pas « un tour » que nous ferons mais 10! Je me tais (se taire ce n’est pas mentir). L’humeur est encore belle.fullsizerender

Après avoir tapé nos pieds sur le sol en acier et évité de compter le nombre de tours précédemment effectués par les autres, nous grimpons dans la nacelle. Je vous laisse apprécier le regard de ma grande quand elle s’est aperçue que la nacelle allait bouger. « ça bouge/bah oui, il faut bien tourner/ non mais ça bouge vraiment/ »

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Voici quelques extraits de la boîte noire située sous notre siège : « c’est normal que ça s’arrête de tourner/ Bé oui pour laisser les autres monter en bas/ Et si ça repart pas? / Bé toi qui ne voulais pas que ça bouge… Rires un peu nerveux de ma part et Miss A « arrêtez de rire c’est pas rigolo » bé si en fait! « c’est normal que j’arrive pas à bouger? / T’inquiète moi non plus/ Comment ça toi non plus, ne me dis pas que t’as peur…/ Non, j’ai froid (mentir pour rassurer ce n’est pas mentir) / Tu crois que ça va durer longtemps, c’est mort pour Disney,  je ne pourrais plus faire ce que je faisais quand j’étais petite…C’est vraiment trop con de grandir!/ Tu t’y remettras quand tu auras 48 ans / C’est loin quand même » (merci Chérie, tu peux mentir parfois, hein?)

Fin des 10 tours « Regarde je tremble de partout (preuve à l’appui : ses doigts, ses jambes et même ses lèvres tremblent), maintenant on va chercher des marrons chauds, je l’ai bien mérité! » Merci à la gentillesse et à la joie communicative du Monsieur des marrons.

Une fois devant son chocolat mousseux Grande Chérie dira « Ah en fait je suis super contente de l’avoir fait! », comme quoi.

 

{Et si on visitait Bayonne ?}

Les visites organisées de Bayonne sont l’occasion de découvrir notre nouvelle ville par des chemins détournés. C’est aussi une façon agréable de déambuler dans les ruelles étroites et l’occasion d’en découvrir certaines où nous ne nous étions jamais aventurés. Nous avions déjà testé une première visite qui nous avait rassemblés autour d’un jeu de piste à la recherche d’indices sur l’histoire de Bayonne. Je m’étais inscrite à la visite du quartier des Arènes mais je n’ai pas pu m’y rendre. Ce jour là j’accompagnais Maminette à sa dernière demeure comme on dit.

Pour rappel Bayonne fait partie des 184 villes d’art et d’histoire de France. Il y a donc de quoi se remplir les yeux !

Samedi nous avons choisi de regarder derrière les façades du secteur sauvegardé de Bayonne et de découvrir l’habitat bayonnais grâce à Sophie guide de l’Office de Tourisme de la ville de Bayonne, qui a été un guide particulièrement pédagogue et intéressant.

Tout d’abord, nous avons eu droit à un petit cours sur la structure de l’organisation de la ville : l’obligation de vivre à l’intérieur des remparts de la ville jusqu’à 1907 a donné lieu à un découpage parcellaire de 5 à 6 mètres de large sur 20 m de profondeur. La parcelle débouche sur une cour puis une autre bande de 20 m sur 5 débouche à son tour sur une rue. Plus de 90% de la surface de la ville est construite. Cette organisation est quasi  unique en France et a posé quelques difficultés que les « architectes » bayonnais de l’époque ont su détourner par la construction de nombreux escaliers (aujourd’hui sauvegardés), la création de cours intérieures et de verrières permettant de faire entrer la lumière (problème numéro 1 de la ville). Dans certaines grandes demeures, les pièces de vie étaient installées sur les pièces en façade de rue puis, pour aller aux chambres, il fallait traverser la cour. C’est ce qu’on appelle l’organisation « sous deux clés »: on réunissait deux petits bâtiments par la cour, un passage horizontal appelé « galerie » permettait de relier les pièces du devant à celles de l’arrière où étaient placées les chambres. Les explications faites, nous sommes partis à l’assaut de la ville, abrités sous nos parapluies.

Au fil des ruelles, Sophie nous a raconté la grande et la petite vie des échoppes, des maisons et de leurs habitants et nous a révélé des anecdotes comme autant de petits secrets. En entrant dans les longs corridors sombres, avant de déboucher sur une cour pavée, on a tout simplement l’impression de pénétrer à l’intérieur de lieux secrets, un privilège que nous étions quelques uns à partager.

Nous avons poussé de nombreuses portes et découvert des cours, des escaliers et des verrières magnifiques, parfois rénovés, parfois dans « leur jus ».

Bayonne est baptisée « la ville aux huit cents escaliers », nous en comprenons maintenant la raison. Leurs plans sont très différents et les escaliers toujours magnifiques de technologie et ce, malgré la contrainte de l’étroitesse des cours.

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La visite qui s’est faite en grande partie sous la pluie de Novembre était un peu longue (3heures) mais nous avons  découvert à quel point Bayonne est une ville attachante!

Si cette visite vous tente la prochaine aura lieu le 29 décembre (à partir de 6€.)

Les dessins sont issus du livre « Bayonne ville d’art et d’histoire » Editions Koegui.

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{J’ai testé pour vous #2}

J’ai toujours pensé que, avant de pouvoir dire « je suis d’ici », il fallait avoir testé quelques endroits incontournables d’une ville : le concessionnaire automobile par exemple et le service des urgences.

Ce que j’ai fait avec brio en deux jours.

Nous parlerons donc, en premier lieu, du garage auto.  Je me dois de vous prévenir que j’ai développé à l’encontre des concessionnaires automobiles une relation toute particulière. Une phobie peut-être ? La plupart du temps, je les déteste. De là où nous venons, j’avais d’ailleurs renoncé à me rendre à la concession de ma voiture chérie car j’éprouve beaucoup de difficultés avec les concessionnaires auto qui te regardent à peine rentrer dans leur hall d’expo, quand ils le font ils t’auscultent de haut en bas et de bas en haut, ne te disent pas bonjour, te prennent pour une idiote et sont super désagréables, alors que, soyons clairs, au pire tu es un client potentiel prêt à leur laisser au minimum 300 euros parce que la sécurité bla blabla, au mieux t’es là pour acheter une voiture. Petit aparté : Mes filles (j’aime bien les appeler comme ça, ça fait un peu, enfin, vous avez compris) elles disent bonjour en souriant, prennent les affaires et les rangent, proposent de la lecture, un café et écoutent leur cliente d’une oreille bienveillante, disent au revoir et raccompagnent à la porte  pour souvent beaucoup moins que 300€. Le concessionnaire, là bas, cumulait plusieurs handicaps, pour ne pas dire tous! Je me suis donc rendue à reculons chez celui d’ici. A force d’y aller à reculons, je me suis perdue. En tournant en rond, j’étais toute prête à le lui faire payer, mais je ne lui en ai même pas voulu, c’est tout dire, parce que, quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer une jeune femme adorable. Adorable s’entend comme suit : qui dit bonjour, te regarde quand elle te parle, répond à tes questions, te raccompagne et te parle gentiment, ne fais pas passer quelqu’un d’autre avant toi sous prétexte qu’il fait du rugby ce qui était la spécialité là bas. Oui, je sais Fanny, c’était le prénom inscrit sur le badge, n’a fait que des trucs normaux, mais je vous assure que ce n’est pas toujours aussi facile que ça à trouver. Grâce à elle, je suis donc réconciliée de quinze ans de désamour avec les concessionnaires.

Et puis, en parfaite bayonnaise, j’ai pris la route des urgences hier, dans une voiture miraculeusement immaculée, de bon matin, avec un petit gars pas vraiment à l’aise qui répétait qu’il ne voulait pas qu’on l’endorme, que finalement il allait très bien, que ce n’était pas grave, pas grave du tout. L’enfant ne se plaignant jamais, je suis particulièrement attentive à toute modification de son état, estimant que s’il n’ouvre pas les yeux au bout d’une demi heure, s’il suit les murs pour aller de sa chambre à n’importe quel endroit dans la maison, et cela même si je luis dis « Ho regarde tu as reçu un message » en lui tendant mon téléphone, s’il ne demande pas à allumer la télé, s’il ne parle pas et reste prostré, je suis en droit de me dire qu’il ne va pas bien. Je pensais amèrement à la dernière fois où nous étions allés aux urgences d’A où l’ophtalmo de garde n’avait pas voulu prendre Mister T en charge sous prétexte que sa pathologie était trop grave. A ce sujet, je plains le mec qui fait un AVC là bas et que personne ne veut voir au risque que sa pathologie le fasse mourir. Bref. Je me voyais déjà partir à Purpan, faire trois heures de route aller, quatre heures de route retour (toujours plus difficiles), mais, et c’est là toute la subtilité de la chose, on nous a gentiment accueilli, on a réconforté Mister T, on nous installé dans un endroit agréable où je m’apprêtais à passer la matinée, quand le nom de Mister T a été prononcé par un médecin. Questionnement, auscultation,  dessin à l’appui et prêt de l’engin pour que je vois moi aussi, explication de ce qui se passait, de ce qu’on allait faire et prise de rendez-vous pour lundi prochain pour être sûr qu’il n’y a rien d’autre.

De retour à la maison, je suis allée à la pharmacie. La pharmacienne, à qui j’avais demandé une adresse d’ophtalmo quand nous sommes arrivés, m’a dit « ah finalement, vous êtes allée chez votre voisin! », ce que j’ignorais  (nous n’avons toujours pas fait de présentation, nous sommes trois nouveaux qui voulions le faire ensemble et il y en a toujours un qui ne peut pas). A ma décharge, c’est un voisin de « dans la rue », pas vraiment direct. Hein? Je ne suis pas sauvage à ce point.

A : 0 / Bayonne: 2

Les prochains tests auront lieu la semaine prochaine pour Le Régina à Biarritz et un cours de cuisine la semaine d’après. Stay tuned!