Adriana Pitelberg jette un regard désabusé sur ses jambes croisées. Comme toujours, ses pieds ne touchent pas le sol et même en tendant la pointe au maximum, ils ne parviennent pas à reposer calmement sur le carrelage en ciment coloré du bar. Ils s’agitent et battent la mesure. Entre ses doigts Adriana Pittelberg fait tourner une carte de visite rose.

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Dernièrement, je papotais au téléphone avec une auteure indépendante (comprenez : qui comme moi n’a pas trouvé de maison d’édition). On a comparé nos parcours, nos chiffres et nos stats (j’ai beaucoup plus d’enfants qu’elle) (4 fois plus en fait)(et les miens sont beaucoup plus vieux). Elle parle sans accent (et super bien), ce qui n’est pas mon cas.

Il est temps je crois de revenir vers la catégorie d’articles « le manuel de l’écrivain anonyme« . Sur le blog, je fais très attention à varier les plaisirs entre les différents thèmes, même si j’ai parfois l’impression qu’il n’y a pas assez de jours dans la semaine, voire dans le mois, pour tout vous partager ET laisser le temps aux retardataires de lire les articles déjà parus. Quid des petits mots de Mister T, me direz-vous.