Carte postale : le train de la Rhune

Quand on arrive à Sare, à environ 10 kilomètres de Saint-Jean-De-Luz, il y a d’abord la longue file colorée et bruyante des visiteurs devant le guichet. , Étrangement elle se résorbe vite, et nous voilà installés sur les bancs en bois verni du train de la Rhune. Des rideaux rayés rouges et blancs obturent les ouvertures en cas de pluie et c’est parti pour un voyage de 35 minutes à la vitesse spectaculaire de 9km heure.

Le voyage laisse le temps d’admirer les paysages grandioses qui s’offrent à nous : les montagnes qui se découpent sur le ciel moutonneux, les forêts dont les différents verts se répondent, les bruyères qui ponctuent les parois rocheuses, les moutons disséminés à flanc de montagne et déposés sur des pierres plates à coups de pinceaux.

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35 minutes de voyage, ça laisse aussi le temps de rêvasser en passant près d’une clairière où quelques mages et sorcières auraient été du meilleur effet, mais surtout, ça laisse le temps d’entrer dans la vie de ses voisins de banc. Il y a eu ces deux jeunes femmes avec chacune un enfant, qui les mitraillaient avec leur téléphone portable, papotant de ce qu’elles avaient fait la veille et ce qu’elles allaient faire le lendemain. Il y a eu cette famille avec ses deux filles, la plus âgée qui souriait devant l’appareil photo alors que la plus jeune tournait ostensiblement la tête à la moindre sollicitation paternelle. Ou bien, lors de la descente, ce couple avec une petite fille de cinq ans environ (j’adore décider de l’âge des enfants) qui lui parlaient en espagnol mais parlaient français ensemble. Bien sûr, je n’ai pas pu m’empêcher d’en chercher le pourquoi. Étaient-ils les grands-parents de la petite? Force a été de constater que la femme savait lire dans mes pensées parce que sitôt que j’ai eu pensé ça, elle n’a pas arrêté de lui dire de faire un sourire à maman, donner la main à maman, aller sur les genoux de papa. Ok message entendu. Alors, parce que les histoires, c’est moi qui les invente, je me suis dit qu’ils avaient adopté la petite fille en Espagne et qu’ils voulaient qu’elle conserve l’usage de sa langue. Mais ça ne collait pas. J’ai pensé que ce devait être des expatriés en  Espagne, où l’enfant était scolarisée et pour plus de commodités ils lui parlaient en espagnol. Bon, moi j’aurais fait l’inverse, mais chacun fait comme il veut. Alors, j’ai tourné la tête et vu ce petit garçon tout seul avec son père qui avait bien du mal à garder les yeux ouverts. Je me suis demandé ce qu’on pouvait faire, là-haut avec un petit bonhomme de deux ans et j’ai fermé les yeux ; j’en avais assez d’imaginer des trucs.

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Les infos pratiques :

Ne cherchez pas le parking, de toute manière il sera plein. Garez-vous le long de la route. Vous ne serez pas les seuls.

Tarifs : 18,5€/ adulte, 11€/enfant, 8€ pour les détenteurs de la carte d’invalidité orange.

Le sommet culmine à 905 mètres d’altitude; les conditions climatiques y sont souvent différentes de celles de la Côte Basque : penser à prendre de quoi vous protéger du froid, de la pluie ou du vent.

Les balades
Il est possible de faire de nombreuses balades à pieds à partir du sommet (voir carte IGN N° 1245 OT-TOP 25). Le sentier de la Rhune, balisé en jaune (itinéraire difficile) vous permet de redescendre à pieds jusqu’à la gare du Col de Saint-Ignace. Il faut environ 2h30 de marche pour la montée et 2h pour la descente. Il y a tout de même 736 mètres de dénivelé ! Le sentier est en plein soleil et non abrité, le terrain est glissant en cas de pluie. Il faut donc être bien chaussé. Bon, nous, on est flemmards, on a fait l’aller-retour en train.
Au sommet, nous avons pique-niqué, les yeux dans le paysage (et les fesses au milieu des crottes de moutons, ce que nous n’aurions pas fait s’il s’était agi de crottes de chiens. Vous noterez ici, l’injustice de la forme des cacas).

C’était un chouette moment, que nous referons, puisqu’il manquait une partie des combattants.

Maman, je m’ennuie …

À peine dix jours de vacances et Mister T s’ennuie déjà : « j’aime pas être fils unique, il me faudrait un frère de huit ans environ, je fais quoi moi pendant que tu travailles, il fait quoi Louis en ce moment, personne veut jouer avec moi. »

L’exercice est nouveau pour moi, parce qu’avant, s’ils s’ennuyaient, je n’étais pas là pour le voir. PetiteetGrandeChéries m’ont rassurée en me rappelant qu’on ne mourrait pas de s’ennuyer même si on peut dire qu’on meurt d’ennui et qu’ils ont tous développé des passions enrichissantes alors que je ne devais pas m’inquiéter.

Le problème c’est qu’aujourd’hui, je le vois s’ennuyer et que, au choix, je m’agace ou je culpabilise.

Hier j’ai fait à Mister T tout un baratin sur le fait qu’apprécier l’ennui était tout à fait profitable dans sa vie. « Ah? et pourquoi » m’a t-il dit me fixant de son œil acéré. « Parce que ça stimule ton désir de créativité ». Il a regardé sa sœur ainée d’un avec un air contrit du genre « oh ma pauvre, tu as dû franchement t’ennuyer! »

L’ennui

Bien sûr, tous les enfants ne deviendront pas artistes peintres, mais ils auront l’occasion de chercher ce qui leur plait vraiment. Pour ma part j’ai grandi comme ça, sans personne pour me donner des idées, les adultes à l’époque avaient d’autres préoccupations. J’ai choisi la lecture, ma sœur la pâtisserie (devenue experte dans les gâteaux de rêves), mon frère le jardinage (aujourd’hui il fabrique de magnifiques bonzaïs).

Bouger et être occupé, c’est très bien, mais n’avoir rien de précis à faire permet de rêvasser, d’observer, de réfléchir… Je sais bien qu’on ne peut pas tous être d’accord. J’en ai parlé avec le père de Louis qui m’a regardé avec des yeux ronds, en plissant le nez : il n’était pas d’accord et pensait que l’ennui était à bannir de toute vie. Je l’ai laissé penser ce qu’il voulait. Chacun voit midi à sa porte.

Mais oui, l’attente et l’ennui font partie de la vie, autant l’apprendre très vite et savoir quoi faire quand ça nous prend.

Découvrir la solitude
J’ai besoin de faire le point, seule, un moment dans une journée, Mister T ne le sait pas encore, mais lui aussi.  Sans sollicitation des écrans, et sans personne autour de lui pour le stiuler. Hier je l’ai donc encouragé à faire des activités seul. Je ne dis pas que ce fut facile. Je ne dis pas que ce fut de tout repos pour moi, mais aujourd’hui, je vais recommencer. À la question « Qu’est-ce que je peux faire ? » je vais répondre : Regarde les nuages, rêve, lit, fais des légos, invente une nouveau véhicule, bricole, dessine, fais des bulles dans le jardin. Et même si ça dure moins de vingt minutes, je m’estimerai heureuse.Parce que le véritable souci c’est ça : les activités durent au mieux un quart d’heure et après ? Après, il faut passer à autre chose.

Je pose ça là, pour pouvoir y revenir quand je serai en manque d’idées : Mes suggestions d’activités

  • Dessiner, colorier, peinturer, faire de la pâte à modeler, spirographer, fabriquer de la pâte à sel (et la manger), poterie, perles, découpage et création de figurines, pâtasser, faire des steaks hachés avec de la boue
  • Lire, faire son journal de vacances, faire ses sudokus, faire des réussites, écrire des cartes postales
  • Se baigner, faire des bulles, jouer au ballon, faire un mini golf, de la corde à sauter, une partie de Jokari, faire du vélo et s’inventer écuyer
  • Bricoler, faire des Légos, se déguiser
  • Jouer aux cartes ou des jeux de société (seul), à la pétanque
  • Cuisiner, faire des jus de fruits, du pain, un gâteau, écrire le menu, faire la liste des courses
  • Chasse au trésor, fabriquer une cabane de coussins
  • Faire un reportage photos pour quand Papa rentre, un herbier

Après, quand vraiment je suis agacée parce que rien ne lui convient, arrivent les idées moins rigolotes : range ta chambre, on va faire une dictée, un peu de tables de multiplication peut-être, t’as qu’à repasser, va faire la sieste, tu veux tondre la pelouse?

Ah, oui, j’ai oublié de vous dire, j’ai planqué les écrans…

Et vous, quelles sont vos idées pour les occuper ?

Pic de cet hiver par Ariane.

 

Tout au bout de juin

Il n’a pas grand-chose d’autre à faire qu’à être ce qu’il est pour que je l’aime toujours autant. Cette année encore, il a tenu ses promesses. Mon mois de juin.

Il n’y a pas eu de course folle, on a simplement suivi le trottoir, et c’est là, tout au bout qu’on a trouvé  des sourires, des mains qui frappent sous les immenses platanes aux feuilles frissonnantes, des pointes de pieds qui se tendent et s’appliquent sur le goudron qui prend l’odeur des jours de chaleur, des foulards rouges autour des cous et des cheveux mouillés sur les nuques, des greens illuminés, et une médaille d’or par équipe, des retrouvailles et des embrassades, des conversations en plein soleil et d’autres sous la pluie, il y a eu les tâches de rousseur de Mlle M et les trois mousquetaires dans la baignoire et puis la voix de Mister T sur le répondeur, pour l’anniversaire de Miss Lily.

Nous avons dit au-revoir à Sylvie, l’AVS de Mister T, son chignon impeccable et la tenue jaune citron qui lui va à ravir. J’aurais pu me rouler dans la pommade qu’elle appliquait sur ma peau avec application, devant la grille à 8h24. C’était une pommade qui me parlait d’un petit garçon formidable, qui lui avait donné la plus belle leçon de courage de toute sa vie, un petit garçon respectueux et aimant. Je lui ai dit que je n’y étais pour rien, que c’était tout lui, ça, et rien que lui. J’ai rajouté « absolument pour rien » et j’ai coulé un regard vers lui, qui s’échappait pour retrouver les copains. Elle a souri, a posé sa main sur mon épaule. Une larme s’est échappée de mon oeil gauche et a coulé de derrière le verre de mes lunettes de soleil.  Je ne l’ai pas essuyée et l’ai laissée se fracasser sur mon sourire qui n’a pas flanché une seconde. Mon sourire a de la bouteille.

Et puis, nous avons retrouvé les maîtresses d’avant. Il y a eu Véronique, la première maîtresse de Mister T, celle qui, alors qu’il avait 5 ans et n’était jamais allé à l’école, lui a appris en accéléré ce que les autres apprennent en trois ans : écrire les lettres et son prénom, déchiffrer quelques mots, vivre avec les autres, oser parler devant ses camarades alors qu’un an avant il ne comprenait pas un mot de français, rester assis et écouter, devenir élève, comme ils disent et attendre que maman arrive, sans s’inquiéter qu’elle ne le fasse pas. Véronique qui s’est avancée timidement vers nous « j’avais peur de ne jamais vous revoir » a t-elle dit avec un sourire bancale. Elle a serré ma main « il y a des enfants qu’on ne veut pas oublier » a t-elle soufflé. Il y a eu la maîtresse de CP et CE1, celle qui avait voulu le garder pour lui éviter de perdre trois mois avant que l’autre maître ne comprenne son fonctionnement. Son sourire et son « mon dieu qu’il a grandi! ». J’ai bien vu qu’il avait toujours une bonne tête de moins que les autres, mais le sourire de Mister T valait tous mes silences. Et puis il y eu tous les copains qui ne voulaient pas croire que nous avions fait le chemin rien que pour les voir. Ils avaient raison, mais, là encore, mon silence était de bon aloi.

Vendredi nous dirons au-revoir au maître. J’accrocherai encore une fois mon sourire avec de la colle forte, pour qu’il tienne bien en place. Je lui dirai « merci pour tout » parce que je ne sais rien dire d’autre, les mots restent coincés dans ma gorge et la voix qui résonne à mes oreilles est trop souvent celle d’une personne que je ne connais pas. Le « tout » est immense : la confiance en lui, la sérénité, les apprentissages au-delà du scolaire. Il y aura le merci pour avoir fait de lui ce petit garçon qui n’a plus peur de grand-chose et surtout pas d’essayer, de se tromper, de tomber et de se relever. Ce petit garçon pas tout à fait comme les autres, intégré tout fait comme les autres, auquel on demande autant qu’aux autres, parfois, un peu plus, même. Ce petit garçon qui attend avec impatience la randonnée à vélo de jeudi en regardant les nuages. Ce petit garçon qui n’est plus vraiment petit, à croire qu’ici, le temps passe deux fois plus vite qu’ailleurs.

Bien sûr, je n’oublierai pas que Juin a fait de nous des gens qui tremblent un peu, des gens qui se serrent, qui se parlent et s’écoutent, qui prennent un peu plus le temps au cas où il passerait subitement beaucoup trop vite. Je n’oublierai pas que Juin a dessiné de nouvelles cernes sur mes joues et que malgré tout, il a fait de nous des gens plus forts. Sans doute.

Et vous, en juin, vous avez aimé:

  1. Les six comptes Instagram basques à suivre (un très vieil article revenu sur le devant de la scène je ne sais comment)
  2. Comment survivre sans écran avec un enfant de neuf ans
  3. Avant lui et nos 27 ans de mariage
  4. Comment tu sais que tu habites au pays basque
  5. Vendredi confession #4

Vendredi confession #4

Je suis cette fille qui collectionne les larmes de sirène et les morceaux de verre dépoli trouvés sur la plage.

Cette fille qui croit que les maisons et la végétation peuvent exprimer de la joie et de la gratitude envers leurs habitants. Par exemple, dans notre jardin nous avons un arbre planté en 1914 (maminette aurait son âge) si l’on en croit les photographies prises l’année dernière, lors de notre arrivée, son tronc a énormément grossi. À cet âge là, c’est surprenant. Et les hydrangéas (sorte d’Hortensias) ont tellement envahi le jardin (mini, mini) que ChériChéri menace de les dézinguer sitôt l’automne arrivée.

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Je suis de celles qui disent bonjour à sa maison quand elle rentre.

Je suis cette fille qui se demande souvent pourquoi. Pourquoi ouvre souvent la porte à tout un tas d’autres questions qui finissent souvent en parce que.

Celle qui met une jupe ou une robe le matin, qui descend l’escalier et remonte quatre à quatre, enfiler un jean.

Je suis cette fille qui disait, il y a deux ans, adorer les draps en lin. Et bien, je suis aussi celle qui y a renoncé en arrivant ici, il fait souvent trop chaud dans des draps en lin. Je suis maintenant celle qui ne jure que par le coton tout doux, repassé et qui rêverait de pouvoir en changer toutes les deux ou trois nuits. Mon luxe suprême.

Je suis cette fille qui va dans une réunion, lève le doigt dix fois et se fait passer devant autant de fois. Celle qui renonce presque, quand enfin on lui donne la parole et dit d’une voix éraillée (c’est mon nouveau truc ça, la voix éraillée) quelque chose qui laisse tout le monde muet. Celle qui se demande où était la bourde, se lamente qu’elle aurait mieux fait de continuer à se taire, qu’on ne peut pas toujours ouvrir sa gueule. Puis celle qui souffle quand on la remercie parce que personne n’avait osé le dire, mais, c’est évident. Il faut le modifier.

Je suis aussi celle qui n’a pas osé dire qu’elle pouvait le modifier, si ça les arrangeait.

Je suis cette fille qui ronge son frein, qui ne parle pas beaucoup et n’est pourtant pas très sûre de savoir parfaitement bien écouter, celle qui laisse ses yeux dans le vague et le flou et regrette de ne pas avoir été myope pour balader un regard différent sur les choses et les gens. Plutôt que sourde et toutes les confusions que ça instaure autour d’elle .

Je suis cette fille qui croit aux signes, aussi, persuadée que ce qu’elle sème comme graines d’espoir, se récoltera un jour où l’autre, celle qui fait des listes et colle sur ses murs des étoiles en papier.

Je suis celle qui va à un mariage dont le dress-code est « une touche de rose », chaussée de converses. Les roses. Les magiques. Et qui en met aux pieds de son chéri.

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Je suis cette fille qui garde la vieille photo d’identité de l’année de leur rencontre de son chéri dans une ceinture à bourse. C’est moche une ceinture à bourse, mais j’adore quand je retrouve la photo. Cela me permet de me souvenir pourquoi je suis tombée amoureuse de lui. C’est la leçon 12 du manuel des couples qui durent « se souvenir que le type dans la cuisine,  est toujours quelque part ce jeune homme au regard doux, qui m’a fait croire que j’étais la femme la plus formidable de la terre ».

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Et vous, vous êtes quelle fille ?

Comment survivre à un week-end sans internet avec un enfant de neuf ans ?

Tout en restant à la maison! Parce que si j’ai compris une chose, c’est qu’en vacances, en week-end, en colo, c’est possible. La difficulté du truc réside dans le fait de rester dans son environnement.

Donc, ça c’est fait, j’ai testé! et moi je vous le dis, c’est du sport.

Tout a commencé le vendredi soir avec la signature de la note de service. J’ai tout de suite senti chez cet enfant, une volonté de liberté et de rébellion. « Et si je signe pas? » J’ai fait preuve de bienveillance (mot galvaudé#1), de pédagogie (positive bien sûr, avec moult explications à la clé) puis, je l’ai assommé d’un « ça changera rien, sauf que ça sera pire » (bravo la bienveillance et la pédagogie positive), mais parfois, il faut ce qu’il faut et je ne pense pas qu’il en soit traumatisé à vie (si?). Je n’avais, objectivement, pas d’autre choix, vu qu’il a négocié jusque tard le vendredi soir.

Les deux premières heures du samedi matin ce sont déroulées dans une ambiance difficile, je n’en dirais pas davantage. Vous aurez compris. Puis, les heures se sont enchainées au gré de nos activités :

  • Sports : golf, pelote, pala, soccer, vélo, promenade,  tout y est passé avec plus ou moins de bonheur et de bonne humeur.
  • Lecture : À deux voix, sur la terrasse de devant, sur le rocking-chair, dans le lit, sur le canapé, sur la plage. Un livre entier y est passé !
  • Peinture : Bon, il n’est pas tout à fait certain qu’il fasse le métier de sa sœur ainée pourtant le début est encourageant. Mais le début est resté au stade de début.
  • Écrire des cartes postales et aller les poster seul. Personne ne semble les avoir reçues, les aurait-il jeté dans le caniveau?
  • Faire ses devoirs (bé oui, quand même)
  • Perles Hama
  • Jardinage : C’était le moment où jamais! Mister T a donc adopté un rosier nain blanc ( « c’est beau les petits trucs ») qu’il a baptisé « Rosinou »
  • Bricolage avec papa : enfin, surtout lui amener à boire quand il était à deux doigts de mourir de chaud.
  • Cuisine : Porc au caramel, assiettes du dimanche soir, pain multi graines avec Petite Chérie …
  • Écouter de la musique et danser « oui mais pas de la danse basque c’est trop fatigant et ça fait mal aux pieds » (j’attends impatiemment samedi pour le regarder danser au spectacle de l’école)
  • Aller voter avec maman (mais il faut toujours voter dans ce pays / Pourquoi dans ce pays, t’en connais un autre?/ Bé oui, le Vietnam/ Et alors, on vote pas au Vietnam? (j’en sais rien d’ailleurs. NDLR : Mister T avait 4 ans quand il est arrivé en France je ne suis pas sûre qu’il puisse avoir un souvenir de ce genre de choses)
  • Rangement de la chambre et tri des légos, voitures, personnages. Il a adoré 😉
  • Faire les courses avec maman : et choisir le repas de lundi soir (saucisse grillée)
  • Aller à la plage : mais pas de baignade car la mer était démontée,
  • Regarder les secouristes secourir des inconscients, prendre un cours de cerf-volant avec un pro.
  • et ? Passer du temps ensemble !

Verdict : « c’était super long ce week-end!! »

Certaines lettres ont plus de pouvoir que d’autres.

J’ai découvert qu’il y a des journées mondiales pour à peu près tout et n’importe quoi. La journée mondiale sans pantalon (le 13 janvier), la journée de la glace artisanale (le 24 mars) (ces deux dates étant d’ailleurs extrêmement bien choisies pour pouvoir en profiter dans notre hémisphère), la journée Star Wars (le 4 mai), ou celle du rangement de bureau (le 24 mai).

Il y a pourtant une journée mondiale sur laquelle j’aimerai insister.

Elle aura lieu demain, le 14 juin et est judicieusement bien placée, quelques semaines avant les grands départs en vacances estivaux. Il s’agit de la Journée mondiale des donneurs de sang (ou du don de sang, ça dépend , apparemment ils ne sont pas toujours d’accord sur la terminologie à adopter).

Grâce aux dons de sang anonymes et sécurisés de millions de personnes, des milliers de vies sont sauvées chaque jour.

Il y a 8 différents types de sang. On les détermine grâce à la présence ou non d’antigènes A et B, et d’anticorps A et B.
Par le système ABO, on détermine si on est de groupe sanguin A, B, O ou AB.
Par le système de Rhésus, on détermine si les hématies d’un individu contiennent des antigènes D ou non.
On a donc les types de sangs suivants: A+, A-, B+, B-, O+, O-, AB+ et AB-.

Moi, je suis O+. Rien d’exceptionnel, il s’agit du groupe sanguin le plus représenté dans le monde pourtant il a un super pouvoir : celui de sauver la vie.

La Journée mondiale du don de sang est à la fois une journée de réflexion et l’occasion de remercier tous les donneurs de sang volontaires et réguliers dans le monde. Tout le monde ou presque peut aider à sauver des vies, soit en devenant un donneur régulier soit, si c’est impossible pour des raisons médicales, en apportant une aide bénévole les jours de collecte du sang.

La Journée mondiale du don de sang rend hommage à tous ceux qui ont permis directement de sauver ou d’améliorer la vie de millions de patients en donnant régulièrement et volontairement leur sang. C’est aussi une demande pressante faite à tous les pays du monde pour qu’ils valorisent les donneurs sûrs et ne ménagent aucun effort pour garantir la sécurité transfusionnelle et ainsi sauvegarder la vie des patients.

Le don du sang est volontaire et non rémunéré. Une femme peut donner son sang maximum 4 fois par an, un homme 6 fois par an. La durée de vie des produits sanguins est courte : 42 jours pour les globules rouges et 5 jours seulement pour les plaquettes. Le plasma, qui se congèle, peut se conserver 1 an. Donc, le sang, c’est toute l’année qu’il faut l’offrir.

Vous voulez donner votre sang ? Contactez directement l’établissement français du sang pour connaître le centre le plus proche de chez vous.

Bisous Lily Gai

Comment garder la ligne ?

éditoriale de ton blog ?

En voilà une question, mais j’avoue qu’en ce moment je l’ai sans doute bien mérité. Peut-être avez-vous pensé que je vous avais menti. Vous attendiez des chroniques de la vie adoptive et finalement il n’y a rien de tout ça sur le blog, ou si peu que vous en êtes déçues.Il est temps de clarifier les choses.

Exit donc le blog où l’on ne parlait que de l’attente. Ça, c’est feu « vent fort, mère agitée » qui s’en est chargé. Exit aussi celui qui ne parlait que d’adoption. « Dans les yeux de Tanh » que je vais parfois relire pour goûter à nouveau à ces instants magiques existe toujours et vous pouvez retrouver les posts de cette époque là. Comme je le dis souvent, il n’y a pas grand chose à dire sur Mister T, si ce n’est qu’il est un enfant comme les autres.

Alors, sur From Baiona With Love, on parle de quoi ? D’un peu de tout, parce qu’il y a de tout dans la vie. D’une presque quinqua. Ah oui, ici, on parle d’âge. Ne cherchez pas, en ce moment, je suis en boucle. Je crains que ça ait quelque chose à voir avec mes cheveux tout gris. Sauf que je regardais hier une blonde et j’ai pris une bonne claque quand j’ai vraiment compris (on me l’avait déjà dit, mais je l’avais mis de côté pour plus tard et plus tard, c’était hier soir) que Mme LP avait stricto sensu le même âge que moi. Je l’écoutais parler ( notez que je n’ai pas dit déblatérer), je voyais ses lèvres toutes fines qui s’agitaient, ses rides ici et là, sa peau du cou qu’était plus très ou si, franchement vachement trop. J’ai éteint le poste de télévision.

On se pose des questions existentielles du samedi au lundi, on parle de mes humeurs et aussi des vôtres, on parle des livres que je glisse dans ma kindle et des salles obscures où je pleure. On parle de La Salle où je transpire. On parle écriture, on parle de vivre une vie en vacances et de jours de rien, on agrandit notre manuel d’utilisation et on partage nos bonnes adresses, on se souvient aussi, quand ma jolie machine à fabriquer de la nostalgie se met en route. On regarde par la fenêtre et par-dessus l’océan, on cherche la minute. Celle qui est décisive et change le reste du trajet. Et il y en a tellement des minutes décisives que ça ouvre d’immenses perspectives.

Ici on parle très peu de mode, d’autres le font bien mieux que moi, jamais de politique, je n’ai pas franchement l’impression d’en savoir suffisamment, et puis cette histoire de tenants et d’aboutissants, ça me scie toujours un peu. On ne parle pas de diététique (j’aime trop le jambon et la sangria), ni de DIY (je suis absolument nulle dans le truc), on ne parle pas non plus de voyages (sinon je ne ferai qu’un article par an)

Ma ligne éditoriale est aussi claire qu’elle est une grande besace en cuir multi poches dans laquelle je puise selon mon humeur. Mais vous, vous préférez quand je vous parle de quoi ?

« Et puis tu sais, les titres des articles c’est important, et toi, tu mets des crochets. Ça sert à rien les crochets et ça peut te faire perdre des référencements. Il faut des titres chocs ». Du coup pour cet article, je fais un test et j’enlève mes crochet.

« Et, il s’adresse à qui, ton blog ? » Apparemment, c’est un truc super précis que la cible du blog, sauf que moi je n’y ai jamais réfléchi. « Ouais mais t’as bien un lecteur idéal ». Bé, en fait tous les gens qui me rejoignent ici sont les bienvenus. J’imagine bien que la plupart sont issus du monde de l’adoption,  alors certains ont dû quitter le navire vu le peu d’articles que j’écris sur le sujet, d’autres me lisent parce qu’ils habitent là où j’habite aussi. Et les autres ? Comment sont-ils arrivés sur le blog ? Et bien je n’en sais rien. Quand je regarde mes statistiques, d’ailleurs, je m’interroge : mais t’es qui toi ? Comment es-tu arrivée ici ?

Je vous est encore pondu un article pour rien ? Oui, mais on est le premier mai, j’aurais très bien pu ne rien poster du tout ! Et puis quoi ,que cette photo ne veut rien dire du tout? Bien sûr que si, je fais des semis 😉

À demain, pour la correction des devoirs! Comment, tu n’as pas fait tes devoirs?