Comment garder la ligne ?

éditoriale de ton blog ?

En voilà une question, mais j’avoue qu’en ce moment je l’ai sans doute bien mérité. Peut-être avez-vous pensé que je vous avais menti. Vous attendiez des chroniques de la vie adoptive et finalement il n’y a rien de tout ça sur le blog, ou si peu que vous en êtes déçues.Il est temps de clarifier les choses.

Exit donc le blog où l’on ne parlait que de l’attente. Ça, c’est feu « vent fort, mère agitée » qui s’en est chargé. Exit aussi celui qui ne parlait que d’adoption. « Dans les yeux de Tanh » que je vais parfois relire pour goûter à nouveau à ces instants magiques existe toujours et vous pouvez retrouver les posts de cette époque là. Comme je le dis souvent, il n’y a pas grand chose à dire sur Mister T, si ce n’est qu’il est un enfant comme les autres.

Alors, sur From Baiona With Love, on parle de quoi ? D’un peu de tout, parce qu’il y a de tout dans la vie. D’une presque quinqua. Ah oui, ici, on parle d’âge. Ne cherchez pas, en ce moment, je suis en boucle. Je crains que ça ait quelque chose à voir avec mes cheveux tout gris. Sauf que je regardais hier une blonde et j’ai pris une bonne claque quand j’ai vraiment compris (on me l’avait déjà dit, mais je l’avais mis de côté pour plus tard et plus tard, c’était hier soir) que Mme LP avait stricto sensu le même âge que moi. Je l’écoutais parler ( notez que je n’ai pas dit déblatérer), je voyais ses lèvres toutes fines qui s’agitaient, ses rides ici et là, sa peau du cou qu’était plus très ou si, franchement vachement trop. J’ai éteint le poste de télévision.

On se pose des questions existentielles du samedi au lundi, on parle de mes humeurs et aussi des vôtres, on parle des livres que je glisse dans ma kindle et des salles obscures où je pleure. On parle de La Salle où je transpire. On parle écriture, on parle de vivre une vie en vacances et de jours de rien, on agrandit notre manuel d’utilisation et on partage nos bonnes adresses, on se souvient aussi, quand ma jolie machine à fabriquer de la nostalgie se met en route. On regarde par la fenêtre et par-dessus l’océan, on cherche la minute. Celle qui est décisive et change le reste du trajet. Et il y en a tellement des minutes décisives que ça ouvre d’immenses perspectives.

Ici on parle très peu de mode, d’autres le font bien mieux que moi, jamais de politique, je n’ai pas franchement l’impression d’en savoir suffisamment, et puis cette histoire de tenants et d’aboutissants, ça me scie toujours un peu. On ne parle pas de diététique (j’aime trop le jambon et la sangria), ni de DIY (je suis absolument nulle dans le truc), on ne parle pas non plus de voyages (sinon je ne ferai qu’un article par an)

Ma ligne éditoriale est aussi claire qu’elle est une grande besace en cuir multi poches dans laquelle je puise selon mon humeur. Mais vous, vous préférez quand je vous parle de quoi ?

« Et puis tu sais, les titres des articles c’est important, et toi, tu mets des crochets. Ça sert à rien les crochets et ça peut te faire perdre des référencements. Il faut des titres chocs ». Du coup pour cet article, je fais un test et j’enlève mes crochet.

« Et, il s’adresse à qui, ton blog ? » Apparemment, c’est un truc super précis que la cible du blog, sauf que moi je n’y ai jamais réfléchi. « Ouais mais t’as bien un lecteur idéal ». Bé, en fait tous les gens qui me rejoignent ici sont les bienvenus. J’imagine bien que la plupart sont issus du monde de l’adoption,  alors certains ont dû quitter le navire vu le peu d’articles que j’écris sur le sujet, d’autres me lisent parce qu’ils habitent là où j’habite aussi. Et les autres ? Comment sont-ils arrivés sur le blog ? Et bien je n’en sais rien. Quand je regarde mes statistiques, d’ailleurs, je m’interroge : mais t’es qui toi ? Comment es-tu arrivée ici ?

Je vous est encore pondu un article pour rien ? Oui, mais on est le premier mai, j’aurais très bien pu ne rien poster du tout ! Et puis quoi ,que cette photo ne veut rien dire du tout? Bien sûr que si, je fais des semis 😉

À demain, pour la correction des devoirs! Comment, tu n’as pas fait tes devoirs?

{Vendredi confession}

Je crois que je vais en faire une petite chronique hebdomadaire. Un peu comme les gens qui perdent du poids en direct ou qui vont s’allonger chez le psy. Et puis, c’est peut-être plus simple à écrire qu’un billet qui doit avoir un début, un milieu et une fin. Alors,  surtout, si vous n’en avez rien à fiche, dites-le moi, sinon le « vendredi confession » reviendra la semaine prochaine.

  1. J’ai terminé la première ébauche du carnet « les secrets véritables des couples qui durent ». Je l’ai fait lire à ChériChéri et j’ai vu une fois ou deux, ses yeux se troubler. « Quand je te lis j’ai envie de pleurer » m’a-t-il dit. « Et bien zut, il est quand même sensé être humoristique ce carnet! / Il l’est, mais je sais pas pourquoi ça me fait toujours ça quand je lis ce que tu écris. Il ne me semblait pas que quand je faisais des courriers ça lui faisait le même effet, mais je me suis tue.  J’ai donc envoyé le carnet à GrandeChérie. Que voulez-vous, j’ai besoin qu’on me dise que c’est bien, de façon claire et nette. Sinon, je tergiverse, je tourne en rond et ça ne va pas du tout. Elle a dû comprendre que c’était urgent, parce qu’une demie-heure plus tard à peine, elle m’a appelé. En gros c’est plutôt bien « mais à deux ou trois reprises, je vous ai vus papa et toi / Ah bon? / Oui par exemple dans le secrets 17 « ne pas s’endormir fâchés » ou le 6 « rire aux blagues de l’autre ».
  2. Bon, du coup je ne sais plus trop, et je pense opter pour une deuxième ébauche.
  3. J’ai relu quelques notes prises et patiemment compilées dans mon potager. Peut-être faut-il que je vous explique le concept du potager ? Mon potager est un carré de carnets tout simples, noirs à la couverture souple (très important la couverture souple), lignés ou non, (ça on s’en fiche)(et heureusement parce que je me trompe une fois sur deux) sur lesquels je note les phrases que j’ai entendues, ou que j’ai lues. Les phrases poussent toutes seules dans le silence du carnet et elles sont prêtes à être consommées pile poil au moment où j’en ai besoin.
  4. Phrase consommée hier : « Et vous les écrivains, vous avez un problème avec la vérité. Ce que l’Homme appelle Vérité, c’est toujours sa vérité, c’est-à-dire l’aspect sous lequel les choses lui apparaissent ». Guillaume Musso – La fille de Brooklyn
  5. Du coup, je me dis que, peut-être dans le carnet, les gens se reconnaîtront, et c’est tant mieux puisque c’est tout à fait ça que je comptais atteindre.
  6. Au niveau des chapitres validés de mon roman, ça avance. Le sixième est parti lundi matin à la révision. Revenu mardi avec pour mention « l’écriture est vraiment bien en place, il est très agréable à lire » et puis il y a eu un maudit « mais » en ce qui concerne la forme. Rapport à ce que je passe du je au il. En gros, soit je gardais le 6 en en faisant une sorte de rêve, soit je le modifiais. Je n’ai choisi aucune de ces deux options et l’ai réécris pour le garder au maximum tel qu’il était, et puis j’ai convenu que parfois il fallait effacer le chapitre qu’on aimait le plus. Ce que j’ai fait en espérant qu’il en resterait des traces en filigrane (il parait que ça marche. En tout cas ça me rassure de le penser).
  7. Je l’ai réécris entièrement. Il est parti jeudi matin, revenu deux heures après validé. Du coup j’ai aussi envoyé le 7. Pour info, il y a 49 chapitres. Ah, oui, on n’est pas arrivé!
  8. Hier soir, nous étions invités au lancement de la saison estivale du Blue Cargo à Biarritz. Outre, que pour moi, c’est un exercice assez difficile parce que j’entends un mot sur deux et encore (j’y pense, il faudra que je vous parle de ma surdité parce que parfois, ça vaut le détour), j’aime bien ses endroits où je fabrique des souvenirs pendant tout un tas de minuscules secondes qui m’échappent, jusqu’à devenir plusieurs minutes.
  9. J’ai tout de même atteint mon objectif : expliquer à quelqu’un ce que je fais dans la vie. Maintenant, parce qu’on me présente toujours comme celle que j’étais avant. Quand j’ai vu ses yeux s’arrondir en même temps que sa bouche comme un poisson qui manque d’air, j’ai compris que c’était pas gagné! « Ah, ouais, je pensais pas que ça existait vraiment quelqu’un qui fait ça toute la journée. Et vous n’avez pas mal aux fesses ? » Merci, mes fesses vont parfaitement bien.
  10. Quelqu’un m’a dit « je ne comprends pas pourquoi tu ne dis jamais que tu es écrivain, tu crois que les peintres du dimanche ça les gêne de dire qu’ils sont peintres ? Tu crois que les secrétaires au chômage de longue durée elles disent quoi ? Qu’elles sont secrétaires ! Et pourtant ça fait un bail qu’elles n’ont pas tapé un courrier, alors toi, qui t’assieds tous les jours à ta table et qui inventes des trucs foutraques, je crois bien que tu peux le dire! »
  11. Hier soir j’ai amassé tout un tas d’anecdotes ordinaires que j’ai rangé dans le tiroir qui leur est dévolu, à l’intérieur de mon cerveau.
  12. J’ai arrêté de collectionner les excuses qui s’emparaient de moi.J’ai dit à mon bonheur de rester s’il le voulait, parce que cette fois-ci je n’avais pas besoin de machine à créer de la nostalgie heureuse, non cette fois-ci le bonheur m’allait très bien. Et la banalité aussi.
  13. Prochaine étape consolider le collage de mes ailes grâce à celui qui lit par dessus mon épaule, souligne mes erreurs en jaune et dispose des points d’exclamation dans la marge.

 

{Les secrets véritables pour faire durer un couple #2}

Aujourd’hui j’ai besoin de votre aide. Mais quoi ? Mais qu’est-ce? Il n’y aurait donc qu’un seul et unique secret? La communication ? Même pas en rêve que je vais le croire!

Je prépare un carnet sur l’art de faire durer un couple. Vaste sujet s’il en est. Admettez que je ne peux pas faire un carnet avec un seul secret….et puis, il faut qu’il soit humoristique (je dois rajouter des petites choses rigolotes sous chaque secret). Donc je garde votre idée de la communication mais pour que ce soit plus amusant j’ai choisi : secret 1: Parler. secret 2: Ne pas tout dire non plus, secret 3: Écouter. 

J’ai quelques secrets en stock (30) et notamment le premier de la liste « l’art de maîtriser les disputes », mais j’ai toujours pensé qu’il y avait  davantage de choses dans plusieurs têtes que dans une seule. Alors voilà, je vous le demande : quel est votre secret pour faire durer votre couple ? Ou dans un autre registre : Quel est le secret que vous auriez dû connaitre pour le faire durer ? Ou si vous préférez quel est le secret que vous auriez aimé ne pas connaître pour ne pas faire durer votre couple… il en faut pour tous les goûts, non ? Ok je sors!

Ce matin sous ma douche un souvenir m’est venu. Ma grand-mère disait « on tient un homme par la cuisine qu’on lui fait ». Bon, en vrai mon grand-père devait aimer autre chose que sa cuisine, parce que Maminette avait beaucoup de qualités mais pas celle de cuisiner! Alors j’ai cherché… « Et bien ma chérie, qu’elle m’a dit, pour faire durer un couple, ce serait déjà pas mal de faire l’amour non? ». Bon sang, mais c’est bien sûr!  Et bien vous savez quoi? j’avais tout simplement oublié  « faire l’amour » (et l’histoire de la cuisine aussi d’ailleurs) ! Incroyable non?

Après j’ai « s’occuper de l’autre » (Oui . Je sais. Sachant qu’un homme est toujours beaucoup plus malade qu’une femme, on aura compris à qui s’adresse ce secret) ou « faire des compromis »  parce que faire des compromis ce n’est pas changer d’avis, c’est orienter l’autre vers ce qu’on voudrait qu’il pense. A ce petit jeu je suis très forte!

Allez, c’est reparti, quels secrets font durer les couples ?

 

{La séance de sport}

Pour des raisons totalement indépendantes de ma volonté, je me suis mise au sport. Moi je suis celles qui suivent le vent. Il m’a dit « Chérie, on va se mettre au sport ». Je l’ai regardé droit dans les yeux. Bien sûr, j’imaginais qu’il avait surpris mes muscles qui pendouillaient et ma peau qui gondolait, mais il a dit « Ce n’est pas toi qui en as besoin, c’est moi ».

Je n’ai pas rétorqué, nous sortions d’une semaine compliquée. Surtout lui en fait. Il m’a dit « viens, on va là ». A 2 kilomètres de la maison. On passe devant tous les jours, plusieurs fois par jour sans s’être jamais arrêtés. Il faut croire qu’il nous avait fallu tout ce temps (et un coup de pouce de GrandeChérie).

Donc :  je me suis mise au sport. Inutile de m’applaudir, attendez un petit peu. L’important n’est pas que je me sois mise au sport, l’important est que je continue d’en faire.  L’année dernière à peu près à la même époque je vous ai pondu un article similaire. Je crois que je suis une maniaque du sport au printemps. Oui, je sais, l’année dernière  je n’ai tenu qu’un mois et demi. Mais (parce qu’il y a toujours un mais), je sens que cette année ça va être différent. Non, pas de soucis, allez-y je vous en prie. C’est bon, je peux continuer ? Vous avez terminé de rire ?

Je reprends donc.

Je vous disais que cette année ça allait être différent. Dans la vie il faut de l’espoir et comme vous le voyez, j’en ai en magasin. Alors, c’est parti pour les différences de l’année 2017:

  1. La salle. J’avais dit tout un tas de choses sur les salles : tous ces gens qui font la course au plus beau legging, plus belle brassière c’est pathétique, ça pue (non, pas du tout) y’a trop de bruit (tout à fait, mais c’est sans doute du à ma surdité) . Tant qu’à faire autant faire du sport à l’extérieur (c’est pas tout à fait faux). Je disais « Moi vivante j’irais jamais ». Ne jamais dire jamais!
  2. Le coach. D’à peu près mon âge (en vrai, plus jeune, mais c’est le plus âgé des coachs).
  3. Le corps du coach en question. Quand j’aurais envie de m’arrêter, je penserai à son corps et là, je vous le dis tout de suite : je vais continuer! Ah oui, vous imaginiez que e coach c’était un mec. Non, c’est une fille.
  4. La force de l’habitude (oui, j’ai décidé que j’aimais bien cette expression). Hier, j’ai travaillé mes abdos. Objectivement, je croyais que je n’en n’avais plus, qu’ils avaient disparu quelque part, dissous dans le jambon de Bayonne, la sangria ou les padrones . J’ai pensé que j’allais à nouveau souffrir, en redécouvrir des que j’avais oublié, mais rien de tout ça.
  5. Les courbatures : Quelqu’un de très gentil m’a soufflé le nom d’un truc homéopathique à prendre, sensé faire disparaitre les courbatures, truc que j’ai acheté illico. Ça marche du tonnerre ! Même, pas ouvert et rangé sur l’étagère, ça fonctionne. Les courbatures se sont arrêtées au bout de deux séances. Steph, ma coach, dit que ça n’a rien à voir avec le truc homéopathique que je ne prends pas mais que c’est parce que je fais très bien les mouvements (la force de l’habitude) et que je travaillais mes muscles avant (oui, mais quand? Je vous le demande) J’ai quelques doutes. Peut-être que mes muscles n’existent plus du tout en fait.
  6. Comptage, rapidité et intention Il y a encore quelques trucs qui perdurent. par exemple, Steph elle me dit quels mouvements enchainer.  » Et surtout, compte-les » qu’elle dit. Les sportifs, me suis-je dit, ils aiment compter parce que déjà l’année dernière il y avait une grosse importance dans le comptage des mouvements. « ça aide à tenir » a t-elle rajouté. Je suis une bonne élève, alors j’ai compté. Il fallait le faire jusqu’à dix, et tenir jusqu’à dix, c’était pas la mort non plus, mais à un moment, j’ai perdu le fil. J’en étais à 5 mais mon cerveau a compté neuf. je ne peux pas vraiment l’expliquer. Sans doute la zone de mon cerveau qui était censée compter mes mouvements était-elle la même que celle du mouvement en question.  Mon souffle s’est emballé, mes joues sont devenues rouges, j’étais à deux doigts de défaillir. C’est là qu’elle m’a dit « on s’en fout de la rapidité, ce qui compte c’est l’intention que tu mets dans le mouvement. Ralentis le rythme. » Bon sang mais c’était bien sûr. Ça changeait tout.
  7. Donner des petits noms aux exercices : Elle m’a parlé de squat, de crunch, de twist, de trx et de rpm. Mon cerveau s’est fait des noeuds (en fait je crois que c’est lui qui devrait faire du sport) et n’a  retenu que « crunch ». Il a imaginé le crunch craquer sous mes dents. Vous sentez l’effet que ça m’a fait ? Mais quezako que tout le reste. J’ai dû rouler mes yeux dans leurs orbites. « Ah oui, tu es vraiment novice m’a t-elle dit ». Je n’ai rien dit et surtout pas que j’étais sans doute en dessous du grade de novice. Genre, demeurée du sport.
  8. Le mental. Stéph, elle dit  que tout est une question de mental. « 10 crunch c’est possible ». Je n’ai pas voulu la démentir et me suis promis de croquer 10 carrés d’un coup, mais après les 10 trucs qu’elle me demandait de faire. A 6 j’ai cru défaillir. Mon sang a décidé, unilatéralement avec lui même de venir se loger dans mon cerveau.Est-ce normal d’avoir la tête qui tourne? « Nathalie L  avait décidé de faire du sport (enfin, son mari surtout). Pendant l’entrainement, au milieu d’une salle  et entourée de tout un tas de gens aux muscles saillants, la presque quinquagénaire (elle tient à préciser le « presque ») s’est effondrée sur son tapis de mousse au bout de sept crunch. La direction décline toute responsabilité dans la survenue de l’accident.  » Et pourquoi mon mental écrit-il des quatrièmes de couverture?
  9. Périnée, gaz et pipi: Diantre (ce n’est pas parce que je n’ai pas de muscle et que je ne sais pas compter que je n’ai pas de vocabulaire), elle m’a dit qu’il fallait que je me concentre, que je serre mon périnée que je retienne mes urines et mes gaz, mais j’avais pas envie de faire pipi quant à mes gaz,pas envie non plus (je n’ai jamais de gaz, je suis une princesse) c’est pour ça que je n’y arrivais pas ! (A t-on déjà vu une princesse faire du sport?)

Un problème majeur demeure : la salle. Parce que tout se passe à l’étage. Je n’ai pas de courbatures mais à chaque fin de session, je me demande si je vais encore savoir descendre les escaliers tellement mes jambes flageolent. Vais-je savoir passer l’embrayage. Garer ma voiture devant la maison. Remonter jusqu’au premier. Et prendre une douche. Ah oui, j’aime pas prendre les douches là-bas. Et puis aussi j’ai repris le yoga. Là bas. Et ça c’est chouette!

La salle c’est Océania, au forum à Bayonne. Merci à Steph pour sa patience (et mes fous rires) et Brigitte pour ses encouragements (et ses fous rires).

En passant je ne remercie pas ChériChéri qui n’est pas venu depuis une semaine.

Pic Bruno Nascimento

{Les devoirs du week-end•épisode 26}

Ça y est, c’est le week-end! Et qui dit week-end, dit devoirs qui vont avec :

1) Quand vous étiez petite, quel métier rêviez-vous de faire?

2) Qu’auriez-vous aimé avoir dit cette semaine ?

3) A quelle époque auriez-vous aimé naitre ?

4) Quelle phrase vous répétait-on en boucle quand vous étiez enfant ?

5) Quel est le plus vieux vêtement que vous possédez ?

 

 

{Les femmes de ma vie}

Celles du premier jour, les nouvelles, les anciennes, celles de toujours, les virtuelles, les jeunes, les vieilles, les brunes, les rousses, celles qui dansent dans leur cuisine, qui prennent le métro, les Meredith Grey, celles qui mangent des graines, celles qui boivent des mojitos, celles qui jouent à la belote, celles qui jouent du violoncelle, celles qui peignent, celles qui photographient, celles qui adorent les cactus, celles qui croquent, celles qui plongent, celles qui courent, celles qui pleurent, celles qui rient, celles qui ont les cheveux courts, celles qui aiment le thé, celles qui ne boivent que du café, celles qui attendent, celles qui protègent, les sportives,  les jardineuses et les bricoleuses, les wonder woman, les dynamiques, les contemplatives, les working girl, les Daenerys Targaryen, les blogueuses, les ravissantes, les drôles, les émotives, les tendres, les passionnées, les râleuses, les maniaques de l’aspirateur, les Instagrameuses, les rigolotes, les adeptes du bio, les liseuses forcenées, celles qui coupent du bois, les chanteuses sous leur douche, les danseuses de samba, les randonneuses, les fans de comédie musicale, celles qui pleurent au cinéma, les agaçantes, les inventrices de recettes de cuisine, les engagées, les Desperate Housewife pour de vrai, les rebelles, les célibataires endurcies, les Mum to be, les aventurières, les pleureuses de larmes de crocodile, les éternelles rêveuses et les cœurs d’artichaut invétérées, les lève tôt et les couche tard, les stars de leur famille, les Caroline Ingalls, les porteuses de lunettes noires, les carriéristes, les écrivaines de leur vie sur Facebook, les mamans en cdi, les dévoreuses de cup cakes, les amoureuses à temps partiel, les marchandes de souvenirs, celles qui ont toujours un pied en l’air et la tête dans les étoiles.

A toutes ces femmes, à moi, à vous, à nous, je veux rappeler en ces temps étranges qu’il faut continuer à se serrer les coudes, à se regarder avec bienveillance, à respecter nos différences. A s’aimer, à éduquer les filles, à parler à nos fils, à se battre pour l’égalité dont on nous rebat les oreilles, l’égalité qu’on affiche au fronton de nos écoles, l’égalité si souvent bafouée sans que ça ne gène finalement personne. Ailleurs c’est la liberté qu’on bafoue, c’est la Femme elle même qu’on cache, qu’on nie, qu’on aliène.

La route est longue, rien n’est jamais gagné. Il suffit d’un coup de vent, d’un trump, d’un intégriste d’ici ou de là, bien pensant de son nombril, pour que de minuscules ou d’immenses droits nous soient retirés, à nous les Femmes et pour que des années soient balayées.

{Du gris}

C’était en Janvier 2016 que j’ai décrété que « non, je ne ferais plus de couleur ». Un an donc que ça m’a repris. Je suis une récidiviste, j’avais déjà tenté l’expérience il y a quinze ans. Et une rebelle. Ou alors surtout une rebelle.

Il y a des actes qui comptent dans la vie d’une femme. Plus encore peut-être quand son mari évolue dans la mode. Dans le milieu de la coiffure. Je n’irais pas jusqu’à dire que ce c’est un « acte fondateur » blablabla, mais quand même. Au fond, peut-être.

Il y a un an, j’ai donc décidé de ne plus faire de couleur.

Avant, j’étais blonde. Mes racines apparaissaient au bout de dix jours et ces quelques centimètres dans mon miroir m’agaçaient prodigieusement.   Vous allez me dire que j’exagère, que s’il y en avait une qui pouvait faire sa couleur quand bon lui chantait, c’était bien moi. Et bien non. Je ne l’entendais pas comme ça. Pendant douze longs mois j’ai assumé mes racines grandissantes et mes longueurs et pointes blondes. Régulièrement, il y avait quelqu’un pour me dire que ce serait mieux si je les coupais courts, si je faisais ceci ou cela. Mais je ne les ai pas coupés. Je les voulais gris et longs. J’avais un peu de mal à assumer le combo gris/courts, alors que tout le monde ne jurait que par lui. C’est encore là qu’intervient mon côté rebelle. On a les rébellions qu’on peut.

Je ne suis passée par aucun intermédiaire, ni mèches ni couleur platine. C’est vous dire. Je vous laisse imaginer le regard que me lançaient mes collaboratrices quand je rentrais dans un salon. J’ai patienté et parfois failli renoncer. Mais tout ça c’est terminé parce qu’au bout d’une loooongue année, mes cheveux sont gris. Pas blancs, juste gris, d’un savant mélange qui n’appartient qu’à moi. Et pas  trop courts, un carré un peu long et massif dans lequel je me sens bien.

Reste le problème de la moderie que j’ai encore du mal à adapter à ma nouvelle vieillerie. Pour l’instant je ne m’habille qu’en noir ou en blanc. Exit le gris, exit le doré, exit toutes les couleurs, je regarde même le rose dont j’ai enveloppé mon hiver en tordant le nez. Exit toutes celles dont j’aurais aimé m’enticher mais qui ne collent plus du tout. Ou pas encore. Je ne sais pas trop.

Parce que j’ai toujours un méchant doute quand je m’habille « est ce que je fais vieille, là, ou pas ? »

Bien sûr on m’a fait des réflexions. Certaines agréables, d’autres moins, mais aucune qui ne s’efface pas devant mon sourire coloré (oui, parce que maintenant je mets du rouge à lèvres (pas rouge) un homme ayant les cheveux gris m’a dit « mais qu’est ce que t’as fait à tes cheveux » j’ai répondu « La même chose que toi. Pourquoi tu me dis ça? Toi tu as le droit de les porter gris et pas moi? »/ « J’adore cette couleur, tu crois qu’on pourrait me faire la même ? »/ « Ça vous va drôlement bien, il faudra que j’en parle à Sylvie » (qui est rousse)/ « moi, je n’oserai jamais » (une femme de 70 ans  ayant les cheveux noirs de jais)/ « Tu veux ressembler à ta mère? »/ « Tu as bien fait de le faire tant que t’étais jeune parce qu’après c’est dur » / »Ouais, tu voulais juste qu’on te remarque! » (sans doute) /

Je me demande jusqu’à quand je vais les garder tel quel avant de repasser à la couleur. Oui, je me demande. Parce que souvent, femme varie.

Ho mais heu, j’ai fait un post sur la mode ou j’me trompe?

pic by Ariane L au Regina Hôtel et spa.