Chaque année c’est la même chose, je cherche mille trucs et astuces pour survivre à la rentrée ou peut-être la repousser. Cette année pourtant, quand j’ai ressorti la panoplie, je me suis rendue compte que nous n’avions rien fait qui marque la fin des vacances. Est-ce à dire que je crains plus de rentrer ?

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J’ai pincé mon nez. Mister T s’est moqué de moi. « Mais pourquoi tu bouches ton nez? » J’ai fait comme si je ne l’avais pas entendu, j’ai gonflé mes joues, sans connaître la raison non plus et je me suis enfoncée sous le niveau de l’eau.

À 50 ans, on a acquis un solide bagage. On a pris des râteaux, on a vécu des kifs XXL, on sait parfaitement où se logent nos forces, et on connait aussi nos faiblesses. On a toujours une énergie débordante, surtout avant 18h30. Au niveau professionnel, on croit à tort que les jeux sont faits (tant qu’il n’y a pas marqué « Fin », je vous rappelle que ce n’est pas terminé) D’ailleurs, pour ce qui est de la compétition avec la nouvelle, si elle veut le job, la nouvelle, qu’elle s’accroche, on ne va quand même pas lui laisser la place (est-ce que quelqu’un nous l’a donnée à nous, la place?) Même si le point culminant de notre carrière a été atteint il y a cinq à dix ans, on n’est pas non plus à jeter aux oubliettes. Nous connaissons les rouages du métier sur le bout des doigts. Ok, parfois, nos doigts, ils tressaillent, ils s’impatientent, ils veulent de l’ailleurs.

À 17 ans, le temps que je passais dans une cabine d’essayage était proportionnel à la profondeur de mes doutes quant à la longueur de mes jambes, la taille de mon soutien-gorge ou le tour de mes hanches. Celui que je passais chez le coiffeur était variable, je changeais de coiffure aussi souvent que mon amoureux voulait tester une nouvelle technique (c’est-à-dire, dès que mes cheveux avaient retrouvé une longueur exploitable).

À cette époque, je me disais : vivement que je sois plus vieille et que je sache ce qui me va.

En ce moment, on voit fleurir dans les magazines le palmarès des 30 ou des 100 personnes les plus inspirantes de France. Il y a eu celles de L’Express, il y a maintenant celles de Vanity Fair, que je vous conseille grandement de regarder (surtout la page 61 ^-^). Ils sont trente, ont moins de trente ans et changent le monde de demain.