Les t’as pas peur #3

Apparemment, c’est quelque chose d’incroyable, qui fait écarquiller les yeux de bon nombre de gens quand je réponds à la question que, non.

-Donc, tu n’as jamais fait les fêtes de Bayonne?

-Non.

-Et tu viens habiter à Bayonne ? Tu sais que les fêtes de Bayonne sont incontournables au Pays Basque. T’as pas peur ?

Voilà, le gros mot est lancé : non, je n’y suis jamais allée. Pas que moi bien sûr, ChériChéri non plus n’y est jamais allé. Et non, je n’ai pas peur. De quoi devrais-je avoir peur ? D’être illégitime peut-être. Toutes ces questions, moi, ça tourne dans ma tête, alors j’ai un peu potassé, histoire de ne pas être totalement ignare. Je dis toujours que pour ne pas avoir peur il faut tout mettre en plein soleil. Donc en juillet prochain, il faudra:

  1. Etre vêtu de blanc, chaussé d’espadrilles et avoir un foulard rouge, aller place de la Liberté à 20 heures pour vivre le coup d’envoi des fêtes, sourire et chanter.
  2. A 22h une personnalité (mais laquelle?) accompagnée du Roi Léon jettera les clés de la ville aux Festayres qui en seront les maîtres pendant cinq nuits et quatre jours.
  3. Le lendemain, le Roi Léon sera rejoint par sa cour qui incarnent les figures emblématiques : le Fou du Roi pour l’aspect festif, le Maréchal pour le respect de l’ordre public, le Chocolatier en référence à la tradition gastronomique de Bayonne, la Gouvernante et le Médecin, garants du bien-être et d’une bonne santé et, aussi, la Favorite (parce que tous les rois en ont une, parait-il).
  4. A partir du jeudi, tous les midis, un rassemblement populaire, place de la Liberté, célébrera le réveil du Roi Léon  comme pour signaler le réveil de la ville à l’ambiance festive.
  5. Le samedi, c’est “ Dia de Pamplona » (en hommage à Pampelune, la ville jumelle).
  6. Le dimanche sera le jour des messes: deux sont célébrées simultanément, celle des bandas en l’église Saint-André, l’autre en la cathédrale.
  7. La cérémonie de clôture sur la place de la mairie marquera la fin des fêtes, c’est alors que chaque festayre retirera son foulard rouge quand le roi Léon se retirera également jusqu’à l’année d’après.

Pendant les fêtes, la tradition basco-gasconne sera représentée : pelote, musiques et danses, corridas, courses de vachettes,dont une fictive pour les enfants, défilés de chars, bandas, concerts, bals, toros de fuego et feux d’artifices animent les fêtes.

Là, raconté comme ça, le menu me plait bien, mais voici un petit échantillon de ce qu’on nous dit:

-Il faut aller aux fêtes de Bayonne le premier jour, le mercredi. Le premier jour, c’est super chouette, tu verras, c’est dès le lendemain que ça se corse. A l’ouverture, il y a une ferveur géniale, ça te porte.

-Je vous appellerai pour qu’on se retrouve le mercredi midi, dans un petit café où on a nos habitudes, vous verrez c’est chouette (ok je vais bien finir par le croire)

-un ami CRS qui « encadre » les fêtes de Bayonne m’a rassurée : « t’inquiète pas, il y a moins de débordements à Bayonne qu’ailleurs et notamment à xxx, si tu vois ce que je veux dire (oui, je vois)

-Une fête qui englobe le jour de ton anniversaire ne peut pas être totalement horrible, une ville qui se pare de drapeaux non plus.

-Ah c’est dur, toi qui ne bois pas, c’est dommage.

-Et vous allez habiter où ? Ah oui! Et bien, bon courage! Et pensez à fermer le portail à clef! (non, n’extrapole pas, n’imagine rien, et surtout pas que d’ici là les bâtons plantés dans l’herbe se seront transformés en magnifiques arbustes que des pieds inconnus viendraient fouler). Allez, souffle trois fois. Ça va aller.

-Si ce jour là tu arrives en retard au boulot, ton patron il dira rien (bon, les autres jours non plus…)

-Tu vas avoir intérêt à installer des matelas, parce que bizarrement, tu vas avoir des tas de gens qui vont s’inviter à cette date là.

Alors, ChériChéri se veut rassurant « T’inquiète pas ma chérie on pourra toujours aller chez mon père si tu ne supportes pas…. »

Vous pouvez voter pour votre affiche préférée des fêtes de Bayonne 2016, c’est ici. Moi ça y est, j’ai voté.

Message personnel : Oui, je sais Lulu, la photo ne va toujours pas

 

Les t’as pas peur #2 : Les embouteillages

Et donc voici la deuxième question la plus posée ever. « Houla la, et tu as pensé aux embouteillages ? Ça ne te fait pas peur ? »

Il faut dire qu’Ici, mis à part un ou deux endroits stratégiques (qui ne sont pas sur mon trajet) il n’y a pas d’embouteillages, et la plupart du temps, si on attend le deuxième passage du feu vert pour pouvoir débouler sur le rond point, on râle, si on attend quelques minutes au panneau stop de la RN, on râle, si on attend que la mamie de devant ait enlevé le frein à main qu’elle a mis sur le plat pour avancer, on râle.

J’avoue avoir eu quelques doutes quant à ma capacité à supporter les dits embouteillages estivaux Là-bas, ChériCHéri ayant toujours la réponse facile « T’inquiète pas, on achètera des scooters », ça ne me rassurait pas. Il a une tendance au déni qui m’irrite parfois.

La dernière fois que nous sommes allés Là-bas tous les deux, c’était en décembre, et nous avons effectivement eu à faire face à un ralentissement de la circulation. C’était à Urrugne, un troupeau de mouton (dit-on comme ça?) vaquait à ses occupations sur la route.

J’oublie volontairement les embouteillages croisés sous la pluie, alors que nous allions des Landes à San Sebastian, quand, comme tous les touristes, nous jouions aux moutons, puisque dorénavant, nous aurons le choix du jour pour nos périgrinations.

Ce que j’ai tout de même compris en discutant avec des amis ce sont ces quatre règles:

  • En Aout, Biarritz tu éviteras.
  • L’hiver, des chemins alternatifs tu découvriras.
  • L’été, ces petites routes tu emprunteras.
  • Pendant les congés, sous d’autres cieux tu vacanceras.

Je n’ai pas vraiment de réponse à la question des embouteillages, juste une vague idée « on verra bien ».

Photo trouvée sur le net, impossible de mettre la main sur la mienne (une histoire de disque dur dans un carton, mais lequel?)