J’ai décidé de ranger dans cette catégorie les textes issus de la Masterclass avec Eric-Emmanuel Schmitt. Parce qu’ils parlent de gens et racontent des histoires. Celui-ci a aussi été choisi pour être corrigé. Message subliminal à ma sorcière bien aimée : Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

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Tim tam tim tam. Les quatre notes de la SNCF retentissent dans le wagon silencieux. Autour de moi, les corps se réveillent, s’agitent, les pieds trainent au sol bruyamment. Des voix chuchotent, un enfant pose une question que je ne saisis pas. Je n’y prête pas cas. Un peu par habitude. Un peu par lassitude. Je n’ai qu’une envie : arriver. J’étire mes jambes et remercie intérieurement mes parents de ne pas m’avoir affublée de jambes immenses. Une voix féminine s’élève des hauts parleurs : « Notre atteindrons notre prochain arrêt dans quelques minutes. Veuillez vérifier à ne rien oublier dans le train. Nous vous souhaitons une bonne soirée. »

 

Maël était un ange. Oh, un tout petit ange, mais un ange quand même. Il avait deux minuscules ailes accrochées dans le dos qu’il arrivait de temps en temps à actionner. Comme tous les anges, Maël avait un travail bien défini. C’est la règle au Paradis où chacun a une mission. Certains anges veillent sur les hommes, on les appelle les anges gardiens, d’autres annoncent des bonnes nouvelles, d’autres encore veillent. Maël, lui, était chargé de faire le ménage au paradis. Mais le paradis est bien propre. Il arrive bien, tous les 100 ou 200 ans, à Maël de ramasser une plume tombée au sol, ou un bout de nuage égaré dans un coin, mais c’est à peu près tout.

Après Grégoire et Alice, voici Paul, le troisième personnage de mon potager.  J’ai avancé. J’ai arrosé et mis un peu d’engrais. L’histoire se fait plus précise. Les caractères aussi et je ne crois pas que tous ces personnages vont se rencontrer, en fait. Il y en a trop. Il faut que j’éclaircisse. C’est le problème du potager. Mais surtout, n’hésitez pas à me dire celui que vous préférez. Et partagez. On ne sait jamais. Et puis, avez-vous remarqué quelque chose de particulier dans la construction ?