{Le linge basque}

Tout le monde connait le linge basque : une toile en lin épaisse décorée de sept bandes colorées. Sept bandes pour les sept provinces basques : le Labourd, la Basse-Navarre, la Soule (provinces françaises) et l’Avala, la Navarre, la Biscaye, Guipuzcoa (côté espagnol). A l’origine la toile était utilisée pour protéger les bêtes agricoles contre la chaleur et les parasites.

Le lin a toujours été présents dans les paysages basques leur donnant une touche de violet sur un puissant vert foncé. Le lin  était un tissu sain, dont le rugueux de sa toile nettoyait la peau des bêtes des impuretés accumulées pendant leur journée de labeur.

Les couleurs présentes sur le linge permettait de marquer l’appartenance à un corps de métier : le bleu pour les pêcheurs, le vert pour les agriculteurs, le rouge pour les éleveurs.

Les créateurs de linge basque sont nombreux et il est parfois difficile de faire son choix :

Jean Vier  se distingue par la sobriété des couleurs. La marque dont les collections sont dessinées à Saint Pée sur Nivelle fait revivre, saison après saison l’âme du linge basque. On est ici sur des coloris somme toute assez classiques. Linge de maison et d’office, bagagerie et linge de bain. J’ai acheté mes grandes nappes chez Jean Vier à Bayonne, ainsi qu’une série de linge d’office aux couleurs de Bayonne. (La grise, sur la photo, la beige en bas et la beige et rouge)

Artiga : chamboule davantage les codes du linge basque sans en perdre les attributs que sont sa robustesse et son identité. C’est aussi un univers fait de rayures et de couleurs, pour une large gamme de produits  « malins » pour tous les jours. Linge de maison, sacs, pochettes, parapluie, table, déco, espadrilles et accessoires….

Tissage de Luz : Autre créateur de linge aux sept rayures, coloré et gai situé à Espelette.

1910 Lartigue : La visite de l’atelier s’impose à Ascain ou Bidos pour trouver les produits liés aux arts de la table.

Helena : Pour ce qui est du linge de bain, une amie m’avait offert il y a 22 ans une série de serviettes de bains de la marque, serviettes que j’ai toujours ! (Série rouge). Elles n’ont pas bougé, pas un fil n’est tiré, les couleurs sont toujours parfaites. Je recommande.

 

{Pintxos}

Avez-vous regardé à travers la fenêtre? Avez-vous vu les bourgeons qui éclosent, les petites feuilles vertes qui sortent vaillamment de leur ganse douillette ? Avez-vous entendu les oiseaux piailler à tue-tête?

Moi oui. Et si l’idée de printemps commence avec tout ça, elle se poursuit immanquablement par une envie irrépressible de manger avec les doigts.

Alors il est temps de nous laisser tenter par les Pintxos (prononcer pinchos) parce que vous comprenez, vu qu’ils sont de petite taille, les pintxos donnent l’impression qu’on ne mange pas beaucoup. Trois fois rien, ça reste rien. 15 fois rien. Aussi.

Contrairement aux tapas, les pintxos ne sont pas d’origine espagnole, mais basque. Il s’agit très souvent d’un morceau de pain sur lequel sont déposés un ou plusieurs ingrédients, tenus ensemble par un pic en bois. Le terme « pintxos » vient tout simplement du nom de ce pic en bois (pintxo en basque). En espagnol, pinchar signifie « enfoncer » ou « piquer », rôle que le cure-dent exécute à la perfection.

Les pintxos sont habituellement faits avec du poisson ou des fruits de mer (morue, crevette, anchois, crabe…), des poivrons grillés ou des tortillas de pomme de terre. Mais, et c’est ce qui me met en joie, les pintxos sont continuellement réinventés.

Les pintxos sont souvent prétexte à démontrer sa créativité et à la mesurer à celle des autres. De nombreux concours de cuisine sont organisés chaque année, dans le Pays Basque mais aussi dans d’autres régions espagnoles, entre amis ou, plus officiellement, entre chefs. Parmi les plus connus, les Championnats du monde de pintxos du Pays Basque ont lieu chaque automne à Fontarrabie (Hondarribia). Je me souviens y avoir goûté un pintxo élaboré à base de foie gras et de chocolat blanc le tout entièrement doré et excellent. Ils se déroulent d’une façon bien particulière : les chefs réalisent leurs recettes devant le public, et sont ensuite départagés par un jury composé de professionnels de la gastronomie. Ce concours est l’occasion de créer des recettes de toutes sortes, toujours plus inventives et toujours plus raffinées.

Les ingrédients habituels de la cuisine basque font la part belle aux poissons tels que le merlu, la morue et l’anchois. Autres classiques : la tortilla de pomme de terre et le poivron farci. Les pintxos se dégustent aussi en friture à base de poissons ou de légumes. On appellera banderilles les recettes de viande et de poissons cuits ou crus et de légumes embrochés par des piques en bois. Vous tomberez sous le charme des brochettes et des cassolettes, qui permettent bon nombre d’excentricités.Les chefs rivalisent d’ailleurs d’imagination pour vous surprendre en quelques bouchées. Vous pourrez par exemple découvrir dans votre assiette des mini-hamburgers au bœuf, des oreilles de cochon ibérique rôties, des tartines de piperade et chorizo ou encore des sardines farcies aux poivrons. L’engouement est tel que des concours de pintxos sont régulièrement organisés, notamment à l’occasion de fêtes et de rassemblements populaires. La ville de San Sebastian  est très réputée pour ses pintxos.

On les consomme traditionnellement debout, accoudé au bar sur lequel des assiettes sont disposées. Ils sont payés  à l’unité (les pics en bois restant dans l’assiette sont comptés au moment de régler la note).

Il peut parfois s’avérer difficile de ne pas subir à la tentation de goûter à tous les pintxos dans un seul bar. Mais si vous arrivez à résister, vous trouverez un autre bar à quelques mètres plus loin, proposant d’autres pintxos encore plus exquis. Les gens du coin mangent généralement un ou deux pintxos en buvant un verre de txakoli, un vin blanc provenant d’une région au nord de l’Espagne, la Rioja, ou d’une zurito (petite bière) avant de se rendre au bar suivant. La tradition consiste à effectuer une dégustation ininterrompue de pinchos plutôt qu’une simple tournée des bars. Déambuler de bars en bars en savourant des pintxos, communément connu sous le nom txikiteo, est un sport très sérieux au Pays Basque et la compétition est rude. Les bars se disputent les trophées convoités qui sont décernés annuellement aux meilleurs pintxos de leur village ou ville respectif(ve). Les bars essayent inlassablement d’élever le niveau de la compétition en proposant des spécialités avant-gardistes afin de satisfaire une clientèle exigeante.

Place au goût :

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  • Les pintxos sur pain, tartelettes, bouchées
    • Se composent d’un grand éventail de produits cuits ou crus à base de viandes, de poissons ou de légumes servis chauds ou froids sur des tranches de pain frais, grillées, tartelettes ou bouchées. Exemples : oeufs durs ; mayonnaise, crevettes, anchois, crème de poivrons, miettes de crabe, filets de rougets sur fondue de poireaux, morue pil-pil, tartelette d’escargots en persillade.
  • Les fritures
    • Les fritures sont généralement à base de poissons ou de légumes. Exemples : rabas, anchois ; moule, lotte, padrones…
  • Les banderilles
    • Les banderilles sont des compositions de produits cuits ou crus, à base de viandes, de poissons ou de légumes, servis chauds ou froids, embrochés sur de petites piques en bois appelées palillos. Exemples : cœurs d’artichauts au jambon de Bayonne, roulés de ventrèche aux gambas, txitorra poêlée, Gilda (guindilla + anchois)…
  • Les brochettes
    • Les brochettes sont des compositions de produits cuits ou crus à base de viandes, de poissons ou de légumes, servis chauds ou froids. Exemples : lotte ; crème de gambas, gambas au piment d’Espelette, canard à l’orange…
  • Les cassolettes
    • On trouve une multitude de plats traditionnels servis dans les cassolettes (plats en terre cuite utilisés également pour la cuisson). Exemples : langoustines, crème de crustacés, ttoro, marmitako, morue, axoa…
  • Les croquettes
    • Jambon, morue, fromage
  • Nous avons testé pour vous :
    • Sur pain : beurre de sardine, beurre de fanes + rondelles de radis, concassée d’avocats + crevette + piments d’Espelette, jambon de Bayonne + fromage brebis + Confiture de cerise, piperade + chorizo grillé, pata negra+ tomates, manchego + pâte de coings, gelée de piment (offerte par Klodin) + fromage basque …
    • Crème de haricots blancs + jambon de Bayonne grillé,
    • Padrones grillés à toutes les sauces : seuls ou épinglés avec des poivrons rouges, du chorizo, du jambon….

La photo de couverture a été prise à Hondarribia lors de notre toute première escapade, la deuxième dans mon salon. Les deux ont été prises par A. L

{Les six comptes instagram Basques à suivre}

Il existe de nombreux comptes Instagram au Pays Basque qui se font chantre de la Basque Attitude.

Je privilégie ceux qui racontent une histoire (ne dit-on pas que faire de la photographie, c’est raconter une  histoire avec la lumière ? ) parce que je ne sais pas le faire et que je rajoute des tas de mots sous mes photos. Je privilégie les comptes qui se nourrissent de tradition et  ceux dont les photos ne sont pas exagérément retouchées.

  1. Christophe Molinari (@ckristophe) pour des photos qui montrent toute la tradition du pays basque, qui manquait certainement dans le reportage de France 5 dimanche soir sur la Basque Attitude. Dommage que ces reportages nous montrent, les uns après les autres, les mêmes choses, alors que le Pays Basque est tellement riche qu’on pourrait faire des dizaines d’émissions différentes.
  2. Stéphane Salerno (@salernophoto) pour l’océan et les nuages. Des photos cartes postales qui montrent le paysage dans toute sa majesté.
  3. Seb Labruc (@seb_labruc) l’eau, les vagues, le ciel, la montagne.
  4. Jon Sanchez (@Platoux ) pour des photos qui sont presque des courts métrages à elles toutes seules et donnent l’impression qu’on est ailleurs.
  5. Ariane L (@arianelongevial) pour de nombreuses raisons, son envie, sa fraîcheur, son oeil, mais peut-être ne suis-je pas très objective ? (Photo de couverture de l’article)
  6. Little cartel Biarritz (@thelittlecartelbiarritz) pour ses photos uniquement en noir et blanc, qui donnent une lumière dramatique aux paysages.

{Nos salles obscures}

En 2017 c’est décidé, ce sera pas moins d’un film par mois. Si possible plus. En janvier ce sera deux. Et février sans doute plus de deux.

Personne ne m’empêchera d’aller voir ce que je veux, du bon et du moins bon, du pathos et du léger, du qui s’insinue, qui reste là, du qu’on oublie trop vite, personne ne m’empêchera de pleurer, de rire, de danser, dussè-je aller au cinéma toute seule. Personne ne m’empêchera d’applaudir, à la fin. J’adore applaudir à la fin.

Voici les deux premiers films de l’année qui nous ont fait nous trémousser sur nos fauteuils.

« Tous en scène » de Garth Jennings

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Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc-épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais. (Allo ciné)

Au début du film je dois dire que je me suis demandée où ils allaient. Et puis, je me suis laissée happer par l’histoire de ce looser qui gagne à la fin. Étrangement, je n’ai reconnu aucune des voix françaises. J’imagine que c’est parce que c’est particulièrement bien doublé.  Ce que je retiens c’est le sourire de Mr T au son du saxo « Ah! J’aime bien cette musique » a t-il dit, puis quand le saxo emballe la jeune fille souris (je ne sais pas comment dire autrement) »Ah! ça a l’air chouette le saxo! » avec un sourire qui en disait long. A voir sans soucis par tous les publics, ceux qui aiment la musique et le chant seront servis, les autres aussi je pense.

 

« La la land » de Damien Chazelle

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Avec Ryan Gosling et Emma Stone quoi!

Le couple le plus cinématographique du moment. D’ailleurs en rentrant dans la voiture, on se demandait pourquoi ils se mettaient pas ensemble tellement ils vont bien l’un avec l’autre. « Peut-être qu’en fait ils se détestent ? »m’a t-on glissé dans l’oreillette. Peut-être. Quel dommage!

Nous avons décidé d’emmener avec nous Mister T, il n’est jamais trop tard pour regarder des films qui parlent de rêve à réaliser et de vie à construire.  « Tu crois que ça va lui plaire? » On verra bien ai-je répondu. Et ? Ça lui a plu! Et, il a définitivement validé le saxo pour emballer les filles.

L’idée du film c’est : deux personnages, une fille, qui veut être actrice et enchaine les castings sans succès alors qu’elle y excelle et un garçon, pianiste de jazz qui devront faire des compromis pour réussir à vivre leur passion. Pour moi c’est ça l’histoire de La La Land, et pas (seulement) une comédie romantique. Bien sûr, ils vont tomber amoureux (c’est Ryan et Emma quoi!) mais ce n’est pas l’essentiel. Pendant un tiers du film je me suis demandé pourquoi ce film avait obtenu tant de nominations. Et puis je suis sortie de cette réduction de comédie musicale romantique. Et puis, la magie a opéré et l’essentiel m’est apparu. J’ai vu les références à toutes les autres comédies musicales,le travail d’orfèvre pour que ça paraisse fluide.

J’ai vu l’essentiel et l’essentiel ce sont les images, la lumière, la musique et surtout le message « les gens aiment ceux qui sont passionnés, ça leur rappelle ce qu’ils ont oublié ». L’essentiel c’est le rêve que portent les personnages, le rêve d’eux mêmes et de leur vie en devenir. A voir si on aime les films décalés, les hommages à la comédie musicale, à Jacques Demy et les end qui ne sont pas happy.

 

{Chez Cazenave}

En ce vendredi matin, elle avait une heure à perdre, à flâner dans les rues, à ne rien faire. Il était encore tôt. Il faisait encore froid. De ce froid qui picote la gorge et brûle le bout des doigts. Bien sûr elle avait oublié son écharpe et ses gants, elle pensa alors qu’il serait bon de prendre un chocolat chaud.

Elle passa une première fois devant chez Cazenave. Elle ralentit l’allure, regarda si des lumières étaient allumées et si des gens étaient attablés. Elle ne vit personne, seulement le sourire de la jeune fille qui passait le balai devant la porte. Elle poursuivit sa route et erra quelques minutes supplémentaires, puis à force de détours inutiles pour passer le temps, elle se résolut à entrer dans le salon de thé. La jeune fille reconnut la femme hésitante, sourit et l’installa à une table. La femme laissa son regard vagabonder dans la pièce et se surprit à penser que le temps avait lui aussi fait une pause bien méritée dans le salon de thé à la décoration surannée.

On lui apporta une carte pour faire son choix. Il était déjà fait : ce serait un chocolat mousseux, un chocolat, épais et intense, servi dans les tasses originales en porcelaine ornées de roses, et coiffé d’un nuage mousseux monté à la main.

« Le chocolat Cazenave, à Bayonne, est une invitation à un voyage imaginaire sur les traces caribéennes et africaines du chocolat et de ses origines tropicales » lui avait-on dit à multiples reprises « il faudra que tu goûtes, c’est une institution ». Comme la plupart du temps les institutions lui faisaient peur, elle avait attendu le moment adéquat, idéal, l’avait espéré avec ses enfants, au bras d’une amie ou de son amoureux et voilà que finalement, elle s’y retrouvait attablée, seule, sourire aux lèvres.

Elle reconnut le trait caractéristique des quelques vitraux qui ornaient le salon de thé et l’odeur du chocolat qui flottait dans la pièce fit grogner son estomac d’impatience.

Quand le petit plateau en plastique blanc arriva sur la table, elle resta quelques secondes à contempler l’ensemble. Il y avait une carafe d’eau, qui ressemblait à s’y méprendre à celle dont elle se servait à la cantine quand elle avait neuf ans, un mini verre Arcoroc, un carré de papier en guise de serviette, un minuscule pichet de chocolat bouillant et sirupeux et une soucoupe de chantilly . Mais l’essentiel, le Graal, se trouvait dans la tasse blanche aux motifs  de roses, dont un trait doré rehaussait l’anse formant une boucle à l’intérieur de laquelle elle n’allait plus tarder à glisser son petit doigt.

Une mousse vaporeuse surmontait le chocolat noir et odorant qu’elle s’amusa, cuillère après cuillère, à déposer sur sa langue pour en écouter le crépitement quand elle la portait contre son palais. La mousse disparue laissa sur ses dents une pellicule douceâtre qu’elle enleva en y passant la langue, comme le font les enfants.Peut-être faudrait-il passer le bout de papier?

Elle entreprit de déguster la cuillère de chantilly en défaisant le dessin en volute le plus lentement possible. La lenteur avait des charmes dont elle se doutait rarement. Un peu plus goulument, elle se résolut à tremper une cuillère de chantilly dans la tasse. Dans sa hâte pour porter l’ensemble précaire à sa bouche une goutte tomba sur la sous tasse et rebondit sur le plateau laissant l’empreinte de sa maladresse. A la table voisine, les trois amies  n’avaient rien vu. Elles papotaient gaiement sur le temps qu’il faisait, « si beau pour un mois de décembre/ c’est sûr on va le payer/ peut importe, ce qui est pris n’est plus à prendre ! »

Les commerçantes au fond du salon de thé n’avaient rien vu non plus.toutes affairées qu’elles étaient à rouler du chocolat entre leurs mains pour confectionner de petites boules qu’elles pliaient ensuite dans des carrés de papier doré. Noël approchait et avec lui les promesses de crottes en chocolat que les mamies distribueraient émues à leurs enfants et petits-enfants qu’elles ne voyaient qu’à cette occasion.

« Goûte mon poulet, c’est meilleur que tes schoko bons, c’est du chocolat de chez Cazenave ! »

Chocolat Cazenave : 19 rue Port Neuf 64100 Bayonne – Chocolat mousseux 6,10€

{EgiaTegia :L’atelier de la vérité}

(De egia : vérité et Tegia : l’endroit où l’on travaille de ses mains)

Nous nous sommes engagés sur  l’allée cabossée d’une friche industrielle longeant la baie de Saint-Jean-de-Luz à la recherche de l’endroit magique d’où provenait le vin que nous avions bu la veille au soir.

L’atelier de la vérité, quel jolie promesse pour un vin, surtout pour moi qui parle trop et qui dis des vérités pas toujours faciles à entendre dès le premier verre.

Depuis 2008, EgiaTegia réalise des fermentations en cuves dans la Baie de Saint-Jean-de-Luz à 15m de profondeur. L’étape qui y est réalisée est une seconde fermentation alcoolique, autrement appelée « prise de mousse » ou « tirage » dans les méthodes de vinifications effervescentes.

Dans  le milieu sous-marin le métabolisme des levures et leurs autolyses sont modifiés. Sont ainsi révélés de nouveaux profils aromatiques qui n’apparaissent pas à terre dans des conditions plus classiques.

Le vin est élaboré à partir de vins issus de cépages aux profils aromatiques sélectionnés. Il est vinifié une première fois pour l’immersion. L’originalité de ce concept consiste également à réaliser en cuves dans des conditions sous marines les étapes fondamentales de l’élaboration du vin et non pas un simple vieillissement de vin fini en bouteilles. Des cuves aux formes étudiées ont été spécifiquement mises au point et brevetées pour cet usage afin de permettre en toute innocuité l’équilibre des pressions entre l’extérieur (l’océan) et l’intérieur (le vin).

Cette méthode de vinification pionnière et extraordinaire brevetée en 2007 par Emmanuel POIRMEUR révèle des arômes qui ne se développeraient pas spontanément autrement que par ce procédé sous-marin.

Mais attention ! Au même titre que tous les vins ne se bonifient pas lors d’un élevage en barriques, tous ne sont pas non plus magnifiés par l’immersion.

Merci à Céline et Mayana pour la visite, les explications et la dégustation.

{Colorama : street art in Biarritz}

Attendre le dernier jour pour aller à une expo? C’est tout nous.

Dimanche nous sommes partis à Biarritz pour admirer d’immenses fresques réalisées sur les murs d’un ancien garage, avenue Foch.

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Photo Anyway

16 artistes de dimension nationale ou internationale parmi lesquels figurent Grems Opera et Taroe, les 3 fondateurs de l’agence Anyway (organisateurs de l’événement), mais aussi Nicolas Barromes, Supakitch, Dourome, Little Madi, Koralie, Tina Tictome, ou Renmed-art (Guillaume Alby) ont envahi les murs du garage le temps de l’été. Un seul objectif : ouvrir le street art au grand public sur 1000 mètres carrés.

16 pans de murs. 8 couleurs. Chaque artiste a laissé libre cours à son imagination sur le pan de mur qui lui était dévolu. Pas de règle, pas de limite, carte blanche pour tous et des créations aussi diverses que l’univers de chacun des artistes. Des histoires qui se croisent et des chemins que l’on suit.

Le lieu qui est voué à la destruction réunit un nuancier géant de différents styles picturaux de l’art urbain. Cette discipline artistique qui vient du graffiti a su développer un style qui lui est propre en dépassant les conventions de ses origines pour devenir de la peinture contemporaine.

Nous avons pu en admirer la grande diversité et écouter JoliPetitCoeur nous raconter les histoires qu’il décelait derrière les fresques (celle qu’il imaginait derrière la fresque des gâteaux était d’ailleurs terrible)

colorama veilleuse graphique

Photo Veilleuse Graphique.

Photos @riane

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