Il faut bien avouer que l’assiette d’une quinqua n’est pas tout à fait la même que celle d’une quadra. Quand la cinquantaine s’est invitée à ma table, j’ai bien compris qu’il allait falloir que je fasse attention, alors que jusque-là je n’avais jamais regardé du côté des régimes. (Attention, cet article n’a aucun fondement scientifique, nutritionnel ou autre et n’est qu’un regard sur mon assiette de quinqua).

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Pour parvenir à écrire cet article, j’en ai lu de nombreux autres dans des magazines tout à fait crédibles en la matière (Glamour, Elle, Femme Actuelle et Gala). Voici ce qu’il est ressorti de mes investigations: il parait qu’à partir de 50 ans, on assiste à une baisse graduelle de l’importance du sexe dans la vie. Que, biologiquement, on peut poursuivre nos activités sexuelles, mais qu’on le fait généralement avec moins de fréquence.

ATTENTION : Ne pas laisser la lecture de cet article accessible aux plus jeunes (NDLR: mes enfants par exemple, ces petits anges qui croient à juste titre que leur maman est une princesse (si, si, si). NDLR 2 maman, es-tu sûre de vouloir lire cet article ?)

À 50 ans, on a acquis un solide bagage. On a pris des râteaux, on a vécu des kifs XXL, on sait parfaitement où se logent nos forces, et on connait aussi nos faiblesses. On a toujours une énergie débordante, surtout avant 18h30. Au niveau professionnel, on croit à tort que les jeux sont faits (tant qu’il n’y a pas marqué « Fin », je vous rappelle que ce n’est pas terminé) D’ailleurs, pour ce qui est de la compétition avec la nouvelle, si elle veut le job, la nouvelle, qu’elle s’accroche, on ne va quand même pas lui laisser la place (est-ce que quelqu’un nous l’a donnée à nous, la place?) Même si le point culminant de notre carrière a été atteint il y a cinq à dix ans, on n’est pas non plus à jeter aux oubliettes. Nous connaissons les rouages du métier sur le bout des doigts. Ok, parfois, nos doigts, ils tressaillent, ils s’impatientent, ils veulent de l’ailleurs.

À 17 ans, le temps que je passais dans une cabine d’essayage était proportionnel à la profondeur de mes doutes quant à la longueur de mes jambes, la taille de mon soutien-gorge ou le tour de mes hanches. Celui que je passais chez le coiffeur était variable, je changeais de coiffure aussi souvent que mon amoureux voulait tester une nouvelle technique (c’est-à-dire, dès que mes cheveux avaient retrouvé une longueur exploitable).

À cette époque, je me disais : vivement que je sois plus vieille et que je sache ce qui me va.

Vendredi matin je suis allée à l’aqua gym. Il était 7h30 quand je me suis réveillée et, pour la première fois depuis le début du printemps,  un soleil radieux inondait mon lit. C’était un heureux présage pour une journée de fin de semaine/début de week-end qui allait commencer par une séance d’aquagym.  Deux heures plus tard, je me suis retrouvée dans l’eau. Nous avions choisi cet horaire pour de sombres raisons d’ouverture de salon de coiffure en fin d’après midi où je pensais être d’une grande aide (ce qui n’a pas été le cas). D’ordinaire nous allons aquatrucquer en fin d’après-midi. Un tel changement d’horaire incluait quelques dommages collatéraux du plus haut intérêt pour l’existence de ce blog.