Sur les murs

J’aime les murs.

Dans la précédente maison il me semblait que je n’en n’avais jamais assez. Un loft dans une grange, forcément, de murs il n’y en avait pas beaucoup. Les murs me rassurent et surtout, j’en fais des support à mémoire sur lesquels j’accroche des petits bouts de la vie. La mienne ou celles des autres, de maminette, de mes parents.Parfois celle d’illustres inconnus et souvent ce sont de minuscules morceaux d’inspiration qui s’enchevêtrent.

Et surtout je leur écris dessus. J’aime particulièrement cette liberté, de faire une chose qu’on m’a longtemps interdite.

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J’écris donc sur les murs avec des brindilles de bois, des galets, de la craie ou bien j’y accroche  des bouts de vie à l’aide de scotch coloré. Dans la précédente maison j’avais inscrit le nom de mes aromates favoris tout en haut des murs de la cuisine, à l’aide de petits galets ramassés en bord de Garonne. J’avais écrit au masking tape les mots d’Oscar Wilde qui me portent toujours autant « Be yourself everyone else is taken ». Là pile face à ma table de travail. Les mots me narguaient.

Dans celle que nous nous préparons à investir, pour l’instant, rien n’est prévu. Quelques idées pourtant me collent aux converses

  1. « les escaliers sont en papier » sera donc inscrit à l’aide de lettres en papier mâché sur les murs entre le premier et le deuxième étage, en espérant qu’ils soient moins « casse gueule » que ceux d’ici.FullSizeRender(13)
  2. Je me suis entichée des jolis mots de KIDIMO écrits en lettres d’enseigne anciennes et de la poésie qui s’en diffuse pour écrire, sur les murs de l’entrée, le futur nom de la maison (oui, chez nous la maison porte un nom. Ce n’est pas grave je vous assure, on va bien…). La précédente maison s’appelait Caillasse (rapport aux nombreuses pierres que nous avions enlevées une à une du champ qui devait nous servir de jardin). La prochaine a déjà choisi son nom (ça c’est une autre de mes théories dont je ne vous parlerais pas aujourd’hui au risque de voir sonner à ma porte des hommes en blanc) Un nom en 5 lettres, basque bien évidemment.FullSizeRender(14)
  3. Dans la cuisine j’hésite encore entre écrire sur la porte une recette de cuisine avec des croquis ou y positionner un immense calendrier.

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Et vous qu’aimez-vous écrire sur les murs ?

Crédit Photos Pinterest

Le vitrail

Quand nous avons visité la maison, vous le savez déjà, je suis tombée amoureuse du sol en mosaïque. Mardi soir j’écoutais Stéphane Plazza qui disait que le coup de foudre pour une maison a lieu dans les 90 secondes. Pour avoir vécu un coup de foudre avec elle, je peux vous dire que c’est tout à fait vrai. Peut-être même moins de 90 secondes. Parce que quand j’ai poussé la porte il y avait le sol et quand j’ai fait trois pas dans l’entrée j’ai vu le vitrail. Et même si la maison n’était au bon endroit, ni celle qu’on avait imaginée. C’était elle. Et voilà tout.

Quand je l’ai vu, lui, au début je me suis dit « un vitrail ? » Ça va me faire penser à ma belle-mère qui en a fait faire toute une série dans la maison que nous habitons en ce moment. On peut pas le sortir? Et puis force est de constater que petit à petit j’ai appris à le voir d’une autre façon. Je me suis même mise à l’aimer. D’abord, ceux qui savent comprendront, il n’y a aucune initiale entremêlée qui pourrait me faire croire qu’il ne sera jamais à moi et que les fantômes pourraient toujours rôder. Ensuite, il représente un charmant coin du pays basque et puis il est d’époque. Il a l’âge de ma grand-mère alors, respect.

Bref, je suis très heureuse de vous dire que oui, les travaux avancent. Oui, la lumière y est trop belle. Oui même s’il pleut au dehors (c’est d’ailleurs le cas sur la photo de couverture). Il me dit « tu verras on y sera bien ».

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J-14. Ce qui est bien dans cette histoire, c’est qu’on n’a pas de cartons à faire.

La théorie du bonheur

Enfant, je ne me souviens pas avoir dit à ma mère, assise sur le canapé pendant qu’elle tricotait des pulls que nous refuserions catégoriquement de porter, « je suis heureuse ». Je crois bien que je ne me suis jamais posée la question en ces termes. Peut-être que c’était l’époque qui voulait ça ma bonne dame. On ne se posait pas la question. J’avais tout ce que je voulais. Peu ou prou. Sauf le mardi soir quand maman nous interdisait de regarder la dernière séance alors que nous n’avions pas école le lendemain. Mais qui se souvient encore de ces mercredis chômés ? Sauf quand nous voulions passer Noël ou les vacances tous ensemble, il manquait toujours l’un ou l’autre de nos parents.

Adolescente je me disais surtout que j’étais malheureuse. Mais pas suffisamment. Mon malheur ne cassait pas trois pattes à un canard. Il n’était ni télégénique, ni cinématographique et encore moins livresque (je n’ai pas trouvé d’autres mots). Las, il n’étais vraiment pas au niveau. Il ressemblait à tous les autres, c’était pas comme cette Christine F de 13 ans me disais-je alors.

Adulte j’ai connu de ces instants où juste après tu te dis « là, c’est bon, je peux mourir ». Des moments de bonheur intense, de ceux qui font presque mal. Mais bon, finalement, c’est bien mieux que je sois toujours là.

Cette histoire de bonheur m’interroge en ce moment, j’en ai parlé ailleurs,  parce que JoliPetitCoeur ne cesse de me répéter « tu vois maman, je suis heureux, moi. » Mes autres enfants ne m’avaient eux non plus jamais parlé de leur bonheur en ces termes. C’était sans doute génétique. Parfois ils étaient contents, au top, parfois c’était génial ou formidable et nous n’abordions le thème du bonheur que si je leur demandais s’ils étaient heureux dans la voie qu’ils avaient choisie, avec l’amoureux-se qu’ils avaient.  En écoutant JoliPetitCoeur me répéter ces mots à l’infini (vraiment) j’ai donc compris qu’il faut peut-être avoir côtoyé le vrai malheur pour savoir ce qu’est le bonheur.

Hier soir mon bonheur a pris la forme de deux photos. Quand je vous dis qu’il faut avoir côtoyé le malheur… ah oui, il est petit mon bonheur ? Vous ai-je dit que dans la maison de transition que nous habitons je tombe dans les escaliers, je m’assomme à une porte minuscule, je me coince les doigts dans les portes de la cuisine ? J’ai peur que la gynéco que je dois aller voir entre midi et deux… pardon, rectification, entre midi et 17 heures n’appelle les services sociaux tant j’ai de marques de bleus.

La première photo montre une vue qui n’existait pas et que nous avons créée en abattant les murs de la cage d’escalier qui descend à la cave. Je ne sais pas pourquoi, mais cet endroit m’apaise. Je ne sais pas s’il y aura assez de place pour le faire, mais j’imagine bien un fauteuil installé devant la baie (qui n’existait pas elle non plus) pour admirer le peu d’herbe que je vais maintenant avoir.Oui, il y a encore quelques travaux pour que l’herbe pousse à la place des gravats.

La deuxième image montre un mur de la chambre du Gars en Or. C’est pour l’instant la seule pièce où l’on voit vraiment la différence. Les autres pièces étant peintes dans des camaïeux de crème et de  blanc, qui en photo sont indécelables.

Finalement, le bonheur à quoi ça tient ? Une couleur sur un mur et escalier qui descend.

Les travaux #5

Oui, ça y est, enfin, ça avance.

Je ne vais pas pouvoir vous mettre beaucoup de photos parce que croyez moi si vous le voulez, il faut que moi aussi, je croie ChériChéri sur parole. Je le soupçonne de vouloir me faire une surprise pour notre anniversaire de mariage. Peut-être la maison aura t-elle un gros noeud rouge sur le toit, ce serait amusant, pile un an après l’avoir visitée.

Il parait donc que (en vrac et pas dans l’ordre): les murs sont unifiés blancs, propres et droits, (j’insiste sur le mot droit, qui n’a pas vu de murs en plâtre de plus de 100 ans ne peut pas comprendre), les wc sont posés (6 mois après qu’ils aient été enlevés, c’est pas du luxe), l’escalier qui descend à la cave est fait, la baie qui donne sur le jardin est posée, la cuisine est posée (mais pas branchée), les portes ont été revues et ferment toutes. Des petites avancées somme toute, mais qui sommes nous pour juger…

Jeudi entre deux gouttes je suis allée commander la couleur pour les pièces. Alors que je choisissais le papier pour une pièce (j’ai fait un mur en papier et trois murs peinture dans certaines pièces, mais en fait le mur n’est pas entier et parfois c’est même un angle), un autre m’a fait de l’oeil. C’est dingue parce qu’ils sont tous plus beaux les uns que les autres et il est très difficile de s’arrêter sur l’un d’entre eux. Ils sont maintenant commandés et je ne peux plus revenir en arrière. Quel dommage!

Je dois dire aussi que je risque d’être un peu éloignée du blog cette semaine. Tout comme la semaine dernière me direz-vous. Oui. Une histoire d’yeux de mon JoliPetitCoeur, d’hôpital, d’urgences à Toulouse, de retour en arrière et son courage toujours qui nous laisse béats d’admiration. Mon étoile m’a dit samedi « qu’est ce que tu crois au fond de toi, au fond de ton coeur de maman? C’est lui qui va te dire. » Alors j’ai pris la voiture, j’ai filé à toute allure. Nous avons attendu toute une après-midi alors qu’au dehors il faisait enfin beau. J’ai bien fait. Et pour en revenir au choix des papiers, j’ai proposé à JoliPetitCoeur un papier (magnifique) avec des animaux, des ronds (oui, dit comme ça on dirait que c’est bof mais en vrai c’était top). Il m’a dit non, moi je veux des étoiles ou des voitures.

Ce sera des étoiles, pour qu’elles brillent toujours dans ses yeux. Et parce que les étoiles chez nous c’est important.étoile

La meilleure partie.

J’ai toujours pensé que la meilleure chose dans les travaux d’une maison, que ce soit la construction ou la rénovation, c’était le choix des peintures. Là on pourrait mettre ça. Et ici on choisirait cette couleur. Qu’en penses-tu ? On part en conjecture, on imagine. On plisse les yeux. On se positionne dans l’angle à droite ou juste devant la fenêtre. On imagine un fauteuil placé ici ou le tapis de mamie, là, juste là.

Mais il semblerait que cette maison soit de celles qui peuvent me faire changer d’avis. Ou bien c’est mon âge : à 27 ans il est difficile de faire un choix entre toutes les possibilités. Faire un choix c’est renoncer à cent autres.

J’avais des idées très arrêtées en matière de déco. Je voulais de la peinture. Parce que le papier bla bla bla, c’est pas sympa et puis c’est ringard. D’ailleurs dans la précédente maison nous n’avions pas de papier, uniquement de la peinture. Alors pourquoi devrions-nous changer? Hein, pourquoi ? Je me le suis demandé et j’ai fini par en conclure que ça c’était avant. A 26 ans on a des principes mais à 27 on fait avec la maison. Et c’est elle, je crois bien, qui a des idées très arrêtées.

Je ne voulais pas déguiser la maison. La transformer en quelque chose qu’elle n’est pas, une maison de bord de plage, une maison de campagne. Elle allait devenir une maison de famille, il fallait qu’elle tienne ses promesses.

oiseaux roses

J’ai d’abord jeté mon dévolu sur un papier peint ponctué d’oiseaux et de fleurs légèrement dorées pour mettre dans l’entrée. Je l’ai rêvé très fort, mais je l’ai laissé tomber. J’ai eu un peu peur. Je ne comprends pas pourquoi. Je suis alors retourné à mes basiques et fini par choisir le papier peint de l’entrée. Un air 1930 qui devrait aller à ravir à la maison et lui donner un air élégant, s’associer à merveille avec l’escalier peint de noir et ses marches bois. Pour celles qui s’inquiètent de la forte personnalité  de ce motif : le papier  sera posé dans un cadre de moulures de 2x4m et pas sur la totalité des murs. Le reste sera peint d’un blanc terreux.

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Nous avons ensuite choisi les couleurs des chambres du haut. La mansardée sera faite de rayures rose poudré et d’un blanc crème associée à un parquet blond.

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La deuxième, d’un mélange de bleu et de moutarde dans un jeu particulier pour mettre en valeur les nombreuses découpes du plafond et faire de la fenêtre par laquelle on voit les flèches de la cathédrale, un véritable tableau. Le tout sera associé à un panneau de papier  dans les mêmes coloris en tête de lit.

La troisième pièce de cet étage deviendra une pièce de télé pour les enfants. Pour l’instant elle devrait être grise, mais ça reste à voir puisque nous n’avons pas encore commandé la peinture et que tout peut encore changer.

Affaire à suivre pour le premier étage…

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Un point sur les travaux

Il parait que :

  • ça avance, tu peux me croire
  • le dernier étage est en bonne voie
  • pratiquement terminé
  • tous les murs sont plaqués
  • la salle de bains du dernier est presque terminée
  • pour la verrière on est tombés d’accord
  • tu peux me faire confiance
  • demain je passe le karcher sur les terrasses
  • je vais nettoyer étage par étage, pour qu’on y voit plus clair
  • Oh tu sais quoi ? Ils ont posé un WC!
  • les voisins sont vraiment charmants

Mais il parait aussi que:

  • j’ai repoussé la pose de la cuisine
  • on va arracher les souches dans le jardin la semaine prochaine
  • mon but est de faire tout propre (et qu’on y voit plus clair)
  • les voisins déménagent à la fin de l’été
  • ah oui, j’ai oublié de faire des photos
  • mais tu peux me croire, ça avance!

Je n’y vais plus. Inutile d’insister, j’ai refusé tout net. D’ailleurs ce week-end quand il installait ses petites affaires pour pouvoir travailler durant les deux prochaines semaines, moi je flânais avec mes loulous, de plage en plage. Je regardais le ciel et le soleil et l’océan dans les yeux. J’ai un petit monde à protéger. Alors je dégaine la magie, « ce qui réconcilie et ce qui répare ».

Les travaux #3

Sans doute a t-il vu quelqu’un qui lui a parlé ou bien, entendu dire ce que je pensais, peut-être est-il diplômé en transmission de pensée, je ne sais pas. Le fait est que (roulement de tambour) : les travaux ont avancé !

La chose qui se voit le plus quand on pousse la porte, c’est le trou.

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Forcément, il se trouve dans le mur entre l’entrée et le salon, on ne peut pas le louper . C’est bête mais je l’attendais depuis un mois ou deux. Je me disais « mais pourquoi ne le fait-il pas, c’est simple non? » Cette semaine, Il l’a fait et moi je sautais de joie. C’était simple, non?

Je le soupçonne de l’avoir percé dès que nous avons eu le dos tourné la dernière fois que nous étions venus, histoire d’avoir la paix la prochaine fois (aujourd’hui donc. Vous suivez?) Comme quoi il n’en faut pas beaucoup pour me faire plaisir. Une ouverture, et basta. Dommage , il n’était pas sur le chantier  sinon je lui aurais sauté au cou. « Je préfère tant qu’à faire » à dit ChériChéri.

Au départ, les anciens propriétaires avaient condamné une porte tout en gardant un renfoncement ( idéal pour poser un plat acheté chez Ikéa et rempli de vis, de boulons et de petits riens -Tribute to Gad Elmaleh). Ils avaient aussi jeté la porte. Ballot pour les suivants (nous) qui auraient voulu rouvrir la porte. On  a donc demandé à notre Damidot préféré de percer la partie supérieure de la porte dans laquelle nous installerons une « mini verrière » (pour les inquiets il y aura toujours le renfoncement mais j’y poserai des bougies)

Toujours dans l’entrée, l’escalier qui descend vers la nouvelle porte a lui aussi été fait. Pour l’instant il a l’air bizarre, tout blanc, mais comme nous avons prévu de modifier la couleur de l’escalier d’origine il devrait finalement passer inaperçu (une fois que sa couleur aura elle aussi été modifiée. Dites-moi que vous suivez parce que j’ai l’impression d’être brouillon)

A l’étage les plafonds sont enfin refermés et toutes les cloisons ont été posées.

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Aux dernières nouvelles, ChériChéri part mercredi prochain pour « faire avancer un peu tout ça »comme il dit et » tant qu’à faire, si tu dois sauter dans les bras de quelqu’un, autant que ce soit dans les miens ! »

Le plombier a semble t-il un mauvais karma avec la maison, peut-être la présence de ChériChéri arrangera t-elle les choses. Je croise les doigts.

Stay tuned des photos seront régulièrement postées…

La petite plante qui sort du mur n’est-elle pas jolie comme tout ? Je pensais que c’étaient des violettes mais elles ne sentent absolument rien. Pour une ex fille de la campagne je ne suis pas très douée pour reconnaître les plantes…